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When the past catching up. (MALO)

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MessageSujet: When the past catching up. (MALO)   Mer 2 Déc - 13:59

Zola inspire en sortant du travail, un faible sourire étirant ses lèvres. Il regarde les messages qu'il a reçu lorsqu'il était occupé à la librairie et répond positivement à l'invitation de deux de ses amis au bar « The Junction. Ce n'est pas la première fois qu'ils vont là-bas et qu'ils lui demandent de venir. Ce petit couple le fait toujours sourire. Ils ont ensembles depuis des années et le jeune libraire les envies. Il pense souvent à Malo quand il les voit s'embrasser. C'est douloureux et triste. Il soupire longuement et secoue la tête pour chasser ses vilaines pensées. Zola rentre chez lui en prenant son temps, se faisant chauffer un plat tout prêt au micro-onde. Il a vraiment la flemme de se faire à manger. Alors, tant pis. Il attrape des couverts et se pose dans son petit canapé une fois son plat assez chaud à son goût. Il souffle dessus un instant avant de commencer à manger, prenant son temps. Zola reste silencieux, regardant l'heure. Il a encore un peu de temps devant lui de toute façon. Il pique donc un léger somme le temps que son réveil sonne et deux heures plus tard, il se réveille en sursaut avant d'aller se préparer tranquillement. Zola sourit et enfile ses plus beaux vêtements après s'être longuement lavé dans le but d'être bien propre et de ne pas avoir une odeur désagréable.

Une fois prêt, Zola sort de son petit appartement en sifflotant, content. Il a besoin de se changer les idées. Quand il est tout seul, il pense trop. Ou alors, il passe son temps à regarder des photos qui datent du temps où il était avec son ex petit-ami. C'est des conneries. Il sait qu'il devrait l'oublier, mais il n'y arrive pas. Pauvre type. Le jeune Hemingway marmonne dans sa barbe quasi-inexistante et file au bar à pieds, n'habitant pas très loin de ce dernier. Il entre ensuite et rejoint le petit couple en souriant, les saluant. Il se commande un verre de sodas pour commencer et discute avec les deux garçons, heureux d'avoir des personnes avec qui parler ce soir. Il finit par craquer et demande un mojitos au serveur. Ses yeux parcourent la salle avant qu'il ne se crispe soudainement, reconnaissant un visage qu'il pensait ne plus jamais revoir de toute sa vie. Zola serre les dents alors qu'il sent les larmes monter. Qu'est-ce qu'il fout là ?! Est-ce là une façon de le faire souffrir de nouveau ? Il le regarde sourire d'un air charmeur à un autre homme et déglutit. Il est toujours aussi beau … NON ! Le petit libraire secoue la tête et se lève, rejoignant en vitesse l'homme qui lui sert d'ex petit-ami et lui verse son verre d'alcool sur la tête en le regardant froidement. Il ne parle pas, mais ses yeux en disent longs. L'autre homme peste et s'éloigne en les fixant d'un air bizarre. Zola ne bouge pas, les mains tremblantes. Il a envie de fuir. Il n'aurait jamais dû venir ici.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Jeu 3 Déc - 9:39

(when the past catching up.)
Prendre ses marques dans une nouvelle ville n'est jamais une chose très aisé mais avec le caractère de feu de sa cousine et sa capacité à développer des relations éphémères. Ils se sont déjà bien intégrés à Vancouver. Ils ont même un bar qu'ils adorent: The Junction. Il sort des cours tardivement et choisit de se rendre directement sur place. Il serre son manteau un peu plus fort contre lui. Le froid de canard s'installe dans la nuit. Malo n'a jamais aimé le froid, il se sent mieux lorsque la chaleur est étouffante même si cela n'induit pas sur sa qualité de vie. Il pousse la porte des lieux du bar gay. Ce n'est pourtant pas dans ses habitudes de se cloitrer dans des endroits aussi restrictifs, il n'aime pas cette idée d'étiquette "gay". Tous ces cocktails affriolants, ces mecs qui se sentent obligés de se démarquer avec des tenues loufoques. Attention, ne vous méprenez pas, il l'est et l'assume haut et fort, seulement, il a pas le sentiment que ce soit nécessaire de tous les cloitrer dans un même lieu et d'agir différemment d'un homme pour l'être. Ceci dit, ça amuse beaucoup sa cousine, sur place, elle est sure de ne pas se faire draguer par un gros lourdingue et la musique est agréable. Un bon compromis. Il commande une bière au bar et s'y installe tandis qu'il reçoit un sms de sa cousine: je vais être super à la bourre, je t'expliquerais, à plus tard. Pour que Flora pense nécessaire de préciser qu'elle va être en retard, c'est qu'elle ne va pas arriver avant au moins une heure, voir deux. La ponctualité n'est pas une de ses qualités. Ça agaçait beaucoup Malo au départ, plus il s'était fait à cette idée. Un clin d'oeil au barman et il se tourne vers l'assemblée, prêt à choisir sa proie de la soirée. Il ne va quand même pas rester seul. Il ne lui fait pas longtemps pour repérer un homme qui fera l'affaire pour quelques heures. Grand. Brun. Un regard sombre. Il prend sa bière sur le bar et fait une entrée en matière subtil avant de débuter un jeu de séduction qui semble fonctionner. L'homme en question est réceptif. Main sur son épaule. Sourires qui en disent longs. De son côté, rien. Pas de retournement d'estomac, de papillons dans le ventre ou de jambes qu'il sent filer sous son poids. Depuis Zola, il n'y arrive plus. Mauvaise volonté. Il n'a plus envie. En fait, il ne l'a jamais oublié. Un verre qu'il reçoit sur le haut du crâne. Un gout sucré. Du Rhum. Une odeur qui ne risque pas de filer de si tôt. « Non mais t'es compl... » Il s'essuie les yeux et voit enfin le coupable du délit. Sa phrase reste en suspend. La bouche ouverte, le regard hagard, il fixe son assaillant quelques secondes sans pouvoir prononcer le moindre mot. Il est bloqué, immobile. Son cœur s'emballe. « Zola ? » Le choc est de taille. Une surprise à laquelle il ne s'était surement pas attendu. La colère s'estompe pour laisse place à de la peur. De l’appréhension. Que fait il ici, dans la même ville que lui. La dernière rencontre remontait à plus de deux ans. A cette époque, il en était fou. Prêt à se jeter sous les roues d'une voiture pour lui sauf que ce n'était pas réciproque. Sans doutes que Zola ne l'aimait pas autant. Incapable d'affronter les autres en sa compagnie, incapable d'assumer son amour au grand jour, ça l'a achevé. Il a du porter le coup de grâce et rompre avec son petit ami de l'époque. Sans ça, il serait devenu dingue. Il ne remarque même pas que le type qu'il était en train de draguer s'est barré. Il s'en fout. Il n'a d'yeux que pour son ancien amant. Cet homme, le seul qui aura vraiment su le faire vibrer. Celui qui lui a brisé le cœur. Parce que la vérité, c'est que Zola l'a anéanti. Et le manque de sa peau, de ses lèvres est présent avec lui tous les jours. Il aimerait le prendre dans ses bras mais pas sur qu'il soit bien accueilli quand on remarque la noirceur du regard que son partenaire lui offre. « Tu bois toujours du mojito ? » fit il avant de porter le doigt contre sa joue et de l'amener à sa bouche. Il garde son sang froid. Comme toujours. Il a besoin de contrôler la situation, de la maitriser sous tous ses aspects s'il ne veut pas devenir fou. Beaucoup le perçoivent comme froid, implacable, c'est en réalité une carapace et ça, Zola le sait mieux que quiconque. « Qu'est ce que... » Il ne termine pas sa phrase. Qu'est ce qu'il fout ici ? Qu'est ce qui lui a prit de lui jeter ce verre en pleine tête ? Qu'est ce que ça veut dire, tout ça ? Trop de questions, des réponses qu'il n'est pas sur de vouloir parce qu'il ne serait pas de taille a accepter qu'il sorte de sa vie une seconde fois. La première avait été terrible et aujourd'hui, avec le flot de sentiment qui l'assaille, il comprend pourquoi.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Jeu 3 Déc - 10:48

Zola ne pensait pas le revoir ici. Non. Il s'est construit une nouvelle vie dans cette jolie ville qu'est Vancouver. Il commençait à l'oublier, à se dire qu'il ne le verrait plus jamais et aujourd'hui, cet abruti débarque comme si de rien était. Est-ce qu'il l'a vu ? Il ne pense pas. Il regarde son ancien amant dragué un homme assez charismatique. Il n'a pas le droit d'être heureux. Non. Pas après ce qu'il lui a fait. Le jeune Hemingway serre les poings alors que sa gorge se noue et que son ventre se crispe. Il n'aime pas cette sensation. Non. Cela lui rappelle qu'il est toujours amoureux de cet enfoiré. Les paroles du beau Di Marco lui revienne en tête le jour où il l'a viré de chez lui en lui annonçant qu'il ne l'avait jamais aimé. Ses mots l'ont complètement anéantis. Il ne lui a même pas laissé une chance. Il est parti du jour au lendemain, sans prévenir. Le laissant tout seul. Zola sent les larmes monter et papillonne des yeux pour les faire partir. Hors de question. Il ne doit pas pleurer. Pas maintenant. Pas devant tous ces gens. Et surtout pas devant cette enflure. Le beau libraire attrape son verre d'alcool et se lève, ignorant le regard des deux hommes à ses côtés. Il marche doucement, un peu comme un mort-vivant. Il n'a plus la tête à s'amuser. Plus du tout. Son bras se lève. Il est assez grand pour cela. Il tourne son poignet et verse le liquide appelé Mojito au dessus de la tête son ex petit ami. Bon sang. Il a envie de le tuer, mais Zola est contre la violence. Alors il se contente d’abîmer ses vêtements et de lui faire du mal à sa façon. Ses yeux lancent des éclairs. Son regard est noir et il ne répond pas quand Malo prononce son prénom sous le ton d'une question. Oui. C'est bien lui. Zola.

Il ne regarde même pas l'homme partir en pestant. Il s'en fiche. S'il pouvait, il lui péterait les dents une par une. Mais la violence ne rime à rien. Elle ne résout pas les problèmes. Il l'entend. Il l'écoute lui dire qu'il boit toujours du mojito. Forcément. C'est le seul alcool qu'il apprécie avec le champagne. Il fronce le nez, les jambes tremblantes et les yeux soudainement embués. Il n'a pas le droit de dire ça, non. C'est injuste. Il a dû mal à l'entendre, mais il sait qu'il ne termine pas sa phrase. Il lui en veut horriblement, même après deux longues années passées sans lui, loin de lui. « Je vis ici, pauv' con. » Il répond simplement avant de laisser partir une gifle. Une seule. Vive. Assez violente. Il en avait besoin. Envie aussi. Depuis longtemps. « T'imagines même pas à quel point t'm'as fait mal ! T'as pas l'droit d'être ici ! » Il déglutit bruyamment, avec mal et recule, titubant un peu. La musique lui donne mal au crâne, ainsi que ses pensées qui le martyrisent. Il baisse les yeux, un court instant avant de sortir du bar sans payer. Il s'en fout, de son argent pour le moment. Au pire, il repassera demain pour payer, tant pis. Sinon, ses potes le feront pour lui. Il s'en fout. Il a besoin d'air. De respirer. Il se pose contre un mur et attend, prenant de grandes bouffées d'air. Est-ce qu'il va osé le rejoindre à l'intérieur pour l'insulter et lui dire ô combien il lui a fait mal ? Zola ne veut plus fuir. Mais pour le moment, il a l'impression d'être au bord d'une foutue crise de panique. Comme avant. Non. Il n'est plus le même. Il a grandi, mûri, vieilli. Il n'est plus pareil. Il n'a plus peur. C'est juste … que c'est douloureux. Il ne pensait pas le revoir. Il essuie ses joues barbouillées de larmes. Il ne sait même pas quand est-ce qu'il a commencé à pleurer. Minable. Il se sent minable. Il est beaucoup trop sensible et c'est une chose horrible.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Jeu 3 Déc - 11:58

(when the past catching up.)
Le verre de mojito qui se font sur sa chemise blanche -qui ne l'est d'ailleurs plus vraiment-. Les sourcils qui se froncent et sa colère qui grimpe de façon exponentielle avant de comprendre que dans un sens, il mérite peut être ce qui lui arrive. Après tout, il s'était montré assez atroce avec lui durant leurs dernière rencontre. Il avait été froid et mesquin. Volontairement. Il avait été nul, méchant pour que ce soit plus simple pour Zola de dire adieu à ce semblant d'histoire. Il avait naïvement pensé que si l'homme le détestait, il tournerait la page plus facilement. Et bien c'était presque gagné, il le détestait... Sauf qu'il n'avait pas nécessairement tourné la page. L'option retirer le pansement d'un coup sec pour souffrir le moins possible avait été un échec cuisant mais jamais il n'avait fait demi tour, jamais il n'avait voulu revenir sur sa décision. Il avait trop peur. L'incision au creux de son coeur causé par la rupture avec Zola avait été franche, massive. Il l'avait brisé. Et la simple idée de redonner son coeur un jour le rend misérable. Il a peur. Peur de se donner complètement à lui finalement. « Je vis ici, pauv' con. » Une insulte qui le touche en plein cœur. Comme si ça ne suffisait pas, il accompagne ses propos d'une gifle franche et incisive. Malo se touche à l'endroit où Zola l'a blessé. La douleur irradie sa joue mais ce n'est finalement pas ça qui fait le plus mal. « T'imagines même pas à quel point t'm'as fait mal ! T'as pas l'droit d'être ici ! » Abasourdi, Malo n'ose pas bouger. Pour la première fois de sa vie, il ne sait pas quoi faire, comment réagir. Il est complètement paumé. Cette histoire avec Zola l'avait détruit lui aussi même s'il n'en a jamais rien montré. Il avait enfouie le tout dans un coin reculé de son cœur et l'avait enfermé à double tour, pensant ainsi réussir à l'oublier. Un foutu bordel. Il était complètement incapable d'oublier son ex petit ami. La preuve, il avait appelé son chat après lui. Il observe la silhouette mince et longiligne de l'homme de sa vie s'éloigner. Il a de la chance. Jamais il n'aurait accepté ce qu'il vient de faire si ses sentiments pour le bel américain avaient changés. Il aurait répondu par la force à tant d'agression. Avec Zola, il a plutôt envie d'user de tendresse pour l'apaiser. Il vit ici hein ? Waoh. Peut être un signe du destin, un moyen détourné pour leurs faire comprendre qu'ils sont fait l'un pour l'autre, après tout, quelles étaient les chances qu'ils se revoient un jour. Il se repasse la scène mentalement, tout a été beaucoup trop vite. Il lui faut de longues secondes pour réagir. Du revers de sa chemise sèche, il s'essuie le visage avant de prendre la direction de la sortie à son tour. Ca ne peut pas s'arrêter ainsi, cette discussion doit aller plus loin. Ils ont tous les deux des choses à exprimer pour réussir à tourner la page. C'est peut être ça qui leur avait manqué non ? Une discussion... Moyennement convaincu, il s'approche lorsqu'il l'aperçoit contre un mur. Le souffle court. Il a l'impression de suffoquer. Sa démarche est chevrotante. Il a l'impression d'être ivre alors qu'il n'a encore consommer qu'une gorgée de bière laissée sur une table à l'intérieur. Silencieux, il arrive devant lui mais garde une distance raisonnable, ça va peut être suffire entre les gifles et les verres d'alcool, il a assez donné pour ce soir. « Ça y est, t'as passé tes nerfs, ça va mieux ? » Il pousse un soupire et vient gratter le haut de son crâne. La substance alcoolisé a rendu ses cheveux collants. Très désagréable. Il l'observe à la volée. Il est encore plus beau que lorsqu'il l'a quitté, plus grand, plus musclé aussi. Merde. Il doit se ressaisir. Ce n'est pas franchement le moment idéal pour fantasmer pour lui. Il n'a envie de lui dire qu'une chose: tu m'as manqué. Mais cela lui octroierait sans doutes une autre claque. Il préfère s'abstenir de toute remarque de ce style et se contente de dire: « J'ai jamais cherché à te blesser. » Pas de cette façon en tout cas. Alors quoi, lui aussi, il avait vécu ces années comme un fantôme, dans l'attente de l'autre. Il le regarde, ses yeux sont malgré lui brillant d'un amour qu'il ne contrôle pas, qu'il n'a jamais su contrôler. La maitrise de ces sentiments envers Zola est la seule chose sur laquelle il n'a aucune prise.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Jeu 3 Déc - 14:14

Zola panique, il ne voulait pas le voir. Pas maintenant. Pas alors qu'il a toujours des sentiments pour lui, car oui, c'est le cas. Il est toujours amoureux de Malo, même après tout le mal qu'il lui a fait. Et bordel, ce qu'il lui en veut pour ça. Il n'avait pas le droit de partir, de le laisser tout seul. De le laisser dans sa peine. C'était horrible. Le beau libraire se demande encore comment il a pu remonter la pente alors qu'il n'avait plus envie de rien le jour où Malo est sorti de sa vie. Il tremble et essuie rageusement ses yeux en reniflant bruyamment. Il veut rentrer chez lui. Tout de suite. Pourtant, il ne bouge pas. Il n'y arrive pas. Il a besoin de le voir, de lui parler, de comprendre. Est-ce qu'il se servait vraiment de lui ? Était-il réellement un simple jouet à ses yeux ? Zola sursaute en entendant la voix grave de son ancien amant et se tourne vers lui. Il a gardé assez d'écart entre eux. Tant mieux. Le jeune Hemingway le regarde froidement. Si ça va mieux ? Est-ce qu'il se moque de lui ? Il se gratte violemment le bras droit, ses ongles le griffant légèrement. Il déglutit bruyamment et baisse les yeux, ne se sentant pas très bien. « Nan, ç'va pas très bien, là. » Il avoue, l'envie de vomir remontant peu à peu. Il se rappelle des premières semaines suivant sa rupture avec Malo. C'était horrible. Il ne s'était jamais senti aussi nul, aussi … seul. Zola secoue vivement la tête pour chasser ses mauvaises pensées et prend une grande inspiration pour ne pas fondre en larmes de nouveau. C'est bon. Il se sent idiot. Il n'aurait pas dû pleurer devant lui. C'est trop … humiliant.

Zola fronce le nez en entendant de nouveau la voix de Malo. Non ! Pourquoi est-ce qu'il dit ça ? Il le foudroie du regard et croise les bras contre son torse, signe prouvant qu'il se renferme, qu'il cherche à se protéger. Il ne veut plus avoir mal. Il ne veut plus être aussi dépendant de quelqu'un. Surtout pas de lui. Enfin, c'est ce qu'il se dit. Mais dans le fond, il crève d'envie de l'embrasser, de se blottir contre son torse musclé. Mais il ne le fera pas. Il ne va pas se rabaisser ainsi, tout de même. « Tu te fous de ma gueule Malo ? Tu m'as foutu dehors comme ça, d'un coup, sans me laisser le temps de réagir ou de te parler. Et après tu t'es cassé ! T'imagines même pas le nombre de messages que j't'ai envoyé ! Et le nombre d'appel que j'ai balancé ! T'as écouté c'que je disais hein ?! J'étais prêt ! Tu m'as fait réagir ! J'voulais pas te perdre et tu t'es cassé comme un lâche ! » Il serre les dents, déglutissant bruyamment. Zola se tient au mur, tremblant. A cause du froid, mais également à cause de toutes les émotions qui le surplombes. « T'm'as dit que j'étais qu'un jeu. Tu voulais me blesser alors arrête de mentir. Pourquoi tu s'rais rester autant de temps avec moi si j'étais qu'un jeu, hein ? » Il le regarde tristement, s'adoucissant peu à peu. Zola n'arrive pas à rester énervé trop longtemps. C'est un animal sauvage, certes, mais il est trop doux. Il ne supporte pas les disputes. Et même maintenant, il aimerait bien fuir. Sauf qu'il veut des réponses. « Pourquoi t'es parti ? » Il demande, étouffant un sanglot en se mordant la lèvre inférieure avec violence.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Jeu 3 Déc - 21:11

(when the past catching up.)
Visiblement accablé par des émotions qui devraient être périmés, Zola vide son sac. Faut dire que le beau Malo ne lui avait pas laissé l'occasion de le faire. Il avait si peur de craquer devant son amant qu'il avait choisit de le virer de chez lui comme un malpropre, comme s'ils n'avaient jamais rien vécu ensemble. C'était plus simple comme ça. Rapide. Ca n'avait pas du tout aidé Malo dans son processus de deuil quant à cette relation. Au contraire, il avait quitté la ville le cœur serré, avec ce sentiment affreux d'inachevé. Les premiers mois, il avait souvent songé à revenir, s'excuser, le supplier à genoux de le reprendre. Fierté mal placé ou témérité manqué. Ce qui est sur, c'est qu'il n'avait rien fait. « Nan, ç'va pas très bien, là. » Zola est pâle, ce qui appuie largement ses propos. Maladroitement, il s'excuse. En quelques sortes mais ce n'est pas reçu comme il l'avait espéré: « Tu te fous de ma gueule Malo ? Tu m'as foutu dehors comme ça, d'un coup, sans me laisser le temps de réagir ou de te parler. Et après tu t'es cassé ! T'imagines même pas le nombre de messages que j't'ai envoyé ! Et le nombre d'appel que j'ai balancé ! T'as écouté c'que je disais hein ?! J'étais prêt ! Tu m'as fait réagir ! J'voulais pas te perdre et tu t'es cassé comme un lâche ! » Des messages ? Il avait foutu son portable dans la poubelle de la gare. Balayant de ce fait son passé d'un coup de balai. Un geste symbolique et futile. Encore aujourd'hui, il n'arrive pas à y croire, Zola n'était pas près à quoi que ce soit à l'époque. Peut être ne l'était il pas maintenant. Il ne sait rien de ce qu'il est devenu. Sa présence dans un bar gay ceci dit prouve qu'il a sans doutes réussi à faire son coming out. Il croyait quoi ? Que ça a été simple de prendre cette terrible décision ? Le premier mois, il n'a fait que dormir et flâner en caleçon dans sa chambre à bouffer de la glace et lire. Ridicule. Si Flora ne l'avait pas obligé à se bouger, il aurait pas su remonter la pente sinueuse qu'il avait lui même imposé. Artisan de son propre malheur. Un choix sans doutes trop hatif, trop brusque. Muet, il laisse la jeune homme terminer, vider son sac. « T'm'as dit que j'étais qu'un jeu. Tu voulais me blesser alors arrête de mentir. Pourquoi tu s'rais rester autant de temps avec moi si j'étais qu'un jeu, hein ? » Bien sur qu'il ne le pensait pas. Il avait fait ça pour le protéger, pour que ce soit plus simple pour lui. Et peut être un peu égoïstement aussi. Il ne pouvait pas lui avouer qu'il l'aimait et ensuite le quitter, c'était au dessus de ses forces. Il lève les yeux au ciel. Sa façon de se faire passer pour un martyr commence à sérieusement l'agacer. Certes il avait prit la décision finale mais le jeune homme l'y avait poussé. Chaque jour le menait plus près de la sortie. Ce soir là, ce n'était pas la première fois que Malo exprimait son désir de révéler la relation au grand jour. Il s'était montré plus que patient avec son amant. « Mais C'est un peu facile de tout me foutre sur le dos Zola bordel. Tu m'as poussé à le faire. Je t'ai attendu... J'ai attendu des mois, je pensais que peut être tu arriverais à dénouer ce blocage que tu faisais. Que tu m'aimerais assez pour ça. » Sa voix est chevrotante, l'émotion est trop puissante pour qu'il la contrôle. Son poing se serre. Il a envie de frapper quelque chose. N'importe quoi. La colère le submerge et son ton le laisse entendre. « Pourquoi t'es parti ? » Il baisse la tête, bien incapable de le regarder dans les yeux pendant cette révélation: « Je pouvais pas... Revenir au lycée et faire comme si de rien n'était. Faire croire à tout le monde que j'allais bien. Ne pas pouvoir te toucher, te prendre dans mes bras, t'embrasser... C'était au dessus de mes forces. Si j'étais resté je serais devenu complètement taré ! » Il déglutit, son souffle saccadé prend une tournure inattendue. Il a presque du mal à respirer et peine à reprendre son souffle.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Ven 4 Déc - 10:48

Zola essaie de faire comprendre à Malo ô combien il lui a fait mal le jour où il l'a quitté. Il aurait pu être plus gentil. Plus doux. Mais non. Il l'a choppé par le bras pour le virer de la maison sans se soucier du fait qu'il puisse lui faire mal. Autant physiquement qu'à l'intérieur de lui-même. Et bon sang, ce que c'est douloureux. Est-ce qu'au moins il a pensé à lui durant tout ce temps ? Ou alors … est-ce qu'il s'en foutait et qu'il a vécu une ville tranquille et pénarde jusqu'à aujourd'hui ? Il lui parle, lui dit ce qu'il a sur le cœur. Zola n'aime pas mentir. Il a besoin d'être sincère, même s'il s'agit de blesser une personne. Il sait se rattraper ensuite sauf que là, il s'en fiche de faire du mal au jeune Di Marco. Enfin, il essaie de s'en convaincre alors que dans le fond, il veut l'embrasser, l'enlacer, le toucher. Il veut être à lui. Et qu'il soit à lui. Comme avant. Sauf qu'il se garde de le lui dire. Il ne se rabaissera pas autant. Pas à ce point. Jamais. Sa crise de panique se calme peu à peu et il retrouve un peu de couleurs alors qu'il lâche légèrement le mur, restant tout de même proche de ce dernier, au cas où. Sait-on jamais, s'il tombe en arrière, il pourra s'y rattraper. C'est une question de sécurité. Malo reprend la parole. Il sent dans sa voix qu'il perd le contrôle. Il a besoin de frapper, pas vrai ? Est-ce qu'il a envie de le cogner ? Zola fixe le visage de son ancien amant, l'écoutant attentivement, désireux de comprendre ce qui l'a poussé à le quitter, même s'il pense déjà connaître la réponse à cette question. Qu'il l'aimerait assez pour crier au grand jour qu'il l'aimait ? Oui. Bien-sûr. Enfin … à sa famille du moins. Parce que dans le fond, il avait toujours eu peur que si les autres lycéens l'apprenaient, ils s'en prendraient à Malo ou à lui. Zola baisse piteusement la tête à son tour en se mordant la lèvre inférieure.

Il hausse la voix, mais le libraire ne sursaute pas. Il n'a pas peur des coups. Il déteste simplement la douleur ainsi que les engueulades. Il souffle fort et fronce légèrement le nez, passant une main tremblante dans ses cheveux. Avant, il demandait à Malo de les lui caresser sans arrêt. Il adorait cela. Et même encore aujourd'hui, il le demande souvent à certaines personnes. Généralement, c'est Babe qui répond à cette demande. Parce qu'ils sont proches. Qu'il lui fait confiance. Il ne sait pas vraiment quoi penser de leur relation d'ailleurs, il sait juste qu'ils prennent soin l'un de l'autre sans pour autant que ce soit de l'amour. Une âme-soeur en amitié, est-ce que c'est possible ? Babe est comme un chaton inoffensif. Comme un petit animal fragile que l'on veut protéger, parce qu'il ne peut pas le faire lui-même. Mais c'est idiot. Parce que Zola n'arrive même pas à se protéger lui-même. La preuve, il a encore mal. Parce que Malo l'a quitté il y a deux ans. Et c'est trop difficile à supporter. « S-si t'étais revenu, o-on aurait pu parler … longtemps … e-et j'aurais pu te dire que j'étais prêt. » Il attrape le bas de son haut et les triture de ses doigts glacés. Il s'en veut, dans le fond. Il sait que c'est aussi de sa faute et bordel, c'que c'est douloureux de l'admettre. « J'avais peur qu'on te fasse du mal e-et que mes parents veuillent nous séparer. Ou les tiens. Je sais que tu me réconfortais à chaque fois, Malo … Mais j'étais stupide. Et un peu trop enfantin. J'le suis encore, h-hein … mais … quand t'es parti, j'me suis affirmé en tant qu'homosexuel, t'sais … J'me disais que t'en entendrais parler et … que peut-être, tu reviendrais ... » Il avoue en sentant les larmes monter, se rappelant de toutes les longues journées passer à regarder par la fenêtre de sa chambre, dans l'espoir que le jeune Di Marco débarque sans prévenir. « T'aurais pu répondre à mes messages ! Tu dis que c'pas que d'ta faute, d'accord ! Mais moi, j't'ai pas abandonné ! Jamais ! » Il dit, remettant ça sur le tas. Quel con, Zola. Il faudrait qu'il se calme un peu. Qu'il arrête de penser à ce mauvais passage.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Ven 4 Déc - 15:05

(when the past catching up.)
C'est dingue quand même la vie, dans son existence, il avait croisé un bon million de personnes, une cinquantaine avaient partager sa couche et une seule l'avait marqué. Il ne s'était épris que de Zola. Aucun autre ne lui arrivait à la cheville, homme ou femme. Sans lui, la vie n'avait plus vraiment de sens, il a perdu une partie de lui quand il s'est barré. A le revoir ce soir par hasard, il se sent perdu, désemparé, il avait tiré un trait final sur l'amour deux ans plus tôt. Vous me direz, il est jeune, il a largement le temps de rencontrer quelqu'un d'autre... Non. Il n'y a que lui, cette âme qui s'est accroché à la sienne comme une mollusque à son rocher. « S-si t'étais revenu, o-on aurait pu parler … longtemps … e-et j'aurais pu te dire que j'étais prêt. » Sérieusement ? il avait sur le toucher à ce point ce jour là ? Il n'en pensait rien. Il avait naïvement cru que son amant l'aurait oublié en un claquement de doigts, que son amour n'était pas aussi fort que ça. Il bafouille, il bute sur ses mots. L'émotion. Cela détend Malo qui lui lance un regard attendri. Il a toujours aimé ça chez son ex: sa fragilité, sa naïveté, sa sensibilité et sa douceur. Il ne ressemblait pas pour autant à l'une de ces folles furieuses que l'on croise dans les films, complètement stéréotypés, vous savez ces hommes qui se sentent obligés de prouver au monde qu'ils sont gay en parlant comme des nanas et en affichant des manières plus qu’efféminées. Oh non. Zola reste très sexy, viril à sa façon. Vous l'auriez vu entourer Malo de ses bras puissants et vous n'auriez plus de doutes là dessus. « J'avais peur qu'on te fasse du mal e-et que mes parents veuillent nous séparer. Ou les tiens. Je sais que tu me réconfortais à chaque fois, Malo … Mais j'étais stupide. Et un peu trop enfantin. J'le suis encore, h-hein … mais … quand t'es parti, j'me suis affirmé en tant qu'homosexuel, t'sais … J'me disais que t'en entendrais parler et … que peut-être, tu reviendrais ... » Malo se mordille la lèvre, anxieux. Ces mots. Il a rêvé de les entendre pendant si longtemps qu'il n'y croit qu'à moitié. Il a le sentiment de rêver, comme si le chemin devenait lisse, une évidence: eux, ensemble, un point c'est tout. D'un autre côté, il lui en veut, de s'être réveillé trop tard, ne n'avoir rien fait avant. D'avoir trouvé jusque là des excuses à leurs bonheur. Dieu sait qu'il l'a aimé. Encore aujourd'hui, ces sentiments restaient inchangés. Ni le temps, ni la distance n'avait tempéré son amour. « Putain Zola, t'aurais pas pu te réveiller avant ? » accuse t-il finalement, plus froidement qu'il ne l'espèrait. Finalement, un peu de rancœur l'anime aussi. Il lui en veut. « T'aurais pu répondre à mes messages ! Tu dis que c'pas que d'ta faute, d'accord ! Mais moi, j't'ai pas abandonné ! Jamais ! » Ses yeux viennent croisés les iris sombres de son ancien amant. Troublé. Partir avait été à la fois un acte de lâcheté comme semble l'entendre le jeune libraire mais aussi un acte de bravoure puisque ça reste la chose la plus difficile qui lui ait été demandé de faire jusque là. « J'ai jeté mon téléphone. Je pensais que ce serait plus simple si les ponts étaient coupés complètement. Je me disais que tu finirais par me détester. » Il hausse les épaules tandis qu'il ajoute: « Mission accomplie. » un brin de sarcasme dans la voix. Oui, il avait réussi à faire en sorte que la seule personne qu'il a jamais aimé à ce point le déteste. On devrait sans doutes lui décerner un prix pour cet exploit. Malo fouille dans sa poche pour en sortir un paquet de cigarette. Il l'allume dans un silence de plomb. Il tire une bouffée. Cette impression tragique de ne respirer qu'à travers la clope parfois. Une habitude, mauvaise. Une addiction même puisqu'il serait bien incapable de s'en passer plus de quelques heures. Zola n'a pas l'air de saisir à quel point il a un impact sur sa vie. Il n'a pas l'air de comprendre qu'il a les clés du paradis ou de l'enfer. Qu'il est finalement le maitre d'un pantin désarticulé qui a voulu se rebeller. Parce que finalement, s'il est parti, c'est sans doutes un peu parce qu'il avait peur de ce que le bellâtre commençait à représenter pour lui. Trop. Tout.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Lun 7 Déc - 13:12

Zola n'arrive plus à penser ; il a le cœur en miettes, l'âme détruite. Il souffle fort et regarde l'homme qu'il a tant aimé et qu'il aime toujours autant. Ce dernier lui en met pleins la gueule. Mais bon sang. Pourquoi est-il aussi horrible ? C'est lui qui l'a quitté, pas l'inverse. Il serre les poings, un instant, pour retenir les mots horribles qui lui brûlent la langue. Cela ne sert à rien d'être méchant. Il le sait très bien. De toute manière, c'est contre sa nature. Le jeune Hemingway fronce le nez en entendant son ancien amant. Se réveiller plus tôt ? Non mais … comment ose-t-il lui dire cela ? Zola ne prend même pas le temps de répondre. Il serre les dents et baisse les yeux d'un air pitoyable. Il se sent bête. Stupide. Comment a-t-il pu croire à un seul moment que Malo puisse revenir vers lui après tout ce temps ? Il sent les larmes monter de nouveau et se sent encore plus idiot. Il ne doit pas pleurer ! Non. Il souffle fort et secoue vivement la tête, s'énervant, lui criant à la face qu'il aurait pu répondre à ses messages. S'il faut se balancer des horreurs à la gueule, il est prêt. Parce qu'il en a beaucoup, des choses à lui dire ! Des choses horribles, d'ailleurs. Mais aussi des choses belles. Sauf qu'il ne doit pas lui dire qu'il l'aime encore. Il a jeté son téléphone ? Il se fout de sa gueule ou c'est la vérité ? Zola le regarde froidement après avoir essuyer rageusement ses yeux. « T'es une belle enflure, Malo. J't'ai pas détesté, au contraire. J'me suis détesté moi ! T'imagines pas toutes les choses que j'voulais me faire pour me venger ! J'suis tombé trop bas quand t'es parti ! J'ai été lâche, ouais, mais toi aussi ! T'es qu'un pauvre type ! » Lui dit-il, la voix froide. Les souvenirs qui emplissent son esprit sont amers. Il se souvient des soirées dans sa chambre où il était tout seul et où il ne faisait que de regarder son téléphone portable dans l'attente d'un message de Malo. Il recule un peu en le voyant sortir un paquet de cigarette et se pose de nouveau contre le mur. « J'arrive même pas à t'détester, Malo. J'y arrive pas. » Il foudroie le sol du regard, le cœur douloureux. Ses yeux lancent des éclairs. Il n'en peut plus. Il aimerait partir très loin et perdre la mémoire. Si seulement … Si seulement il pouvait tout oublier de Malo. Oublier ses sentiments aussi. Il souffle fort et passe de nouveau une main tremblante dans ses cheveux. « J'te déteste, dans le fond, parce que j'arrive pas à t'oublier. Et putain, c'est vraiment horrible. J'veux juste que ça s'arrête. J'en ai marre d'penser à toi, moi. » Il s'accroupit, sentant ses jambes trembler et prend son visage entre ses mains, fermant les yeux. Il faut qu'il se calme. Il en a bien besoin.
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MessageSujet: Re: When the past catching up. (MALO)   Lun 7 Déc - 19:08

(when the past catching up.)
Malo n'était pas sur de revoir Zola un jour. Il avait laissé son être entier croire qu'il avait tiré un trait. Il avait enfoui le tout bien profondément et fermé son coeur à double tour. Aujourd'hui, il se contentait de relations d'un soir, sans lendemain, sans attaches. Parce que bon l'amour, il a donné et il en a prit pour son grade. C'est tellement plus simple quand on aime pas. D'ailleurs, c'est ce qu'il aurait du faire depuis le début, ne pas donner tout son coeur, ne passe lancer corps et âme dans la relation qui l'unissait à Zola. Parce que quand on le connait un peu, on sait qu'il a beaucoup donné pour son ex petit ami. La patience, la douceur, la sensibilité et le romantisme ne font pas parti de lui. Pas en temps normal en tout cas. Mais avec le bel Hemingway c'était différent, il le faisait sans réfléchir. Comme si c'était inné. « T'es une belle enflure, Malo. J't'ai pas détesté, au contraire. J'me suis détesté moi ! T'imagines pas toutes les choses que j'voulais me faire pour me venger ! J'suis tombé trop bas quand t'es parti ! J'ai été lâche, ouais, mais toi aussi ! T'es qu'un pauvre type !  » Bordel, le voir ainsi, si malheureux, les larmes qui coulent le long de ses joues parfaites. Il a envie de hurler, il s'en veut. Il n'a jamais voulu lui faire du mal, enfin... Il a essayé d'en faire le moins possible en réalité. Il se montre fort. Il ne laisse rien paraitre. Il ne parle pas de ce qu'il ressent. Il ne pleure pas Malo. Jamais. C'est une faiblesse aux yeux de sa famille. Et pourtant, dieu sait combien de larmes il a versé après la rupture alors qu'il était seul dans sa chambre. « J'arrive même pas à t'détester, Malo. J'y arrive pas. » Un léger sourire qui se dessine sur ses lèvres. Il crache la fumée et les volutes blanches s'échappent de ses lèvres rosées. Il déglutit. S'il savait à quel point Malo tenait encore à lui. S'il était capable de lui dire, peut être qu'ils arriveraient à mettre le passé de côté et créer un nouveau futur ensemble. Seulement il en est incapable. Il n'y arrive pas. Lui crier qu'il l'aime. Lui avouer qu'il ne l'a jamais oublié... Impossible. « J'te déteste, dans le fond, parce que j'arrive pas à t'oublier. Et putain, c'est vraiment horrible. J'veux juste que ça s'arrête. J'en ai marre d'penser à toi, moi. » Il regarde la jeune homme se poser contre le mur et fondre sur le sol. Il ne le quitte plus des yeux. « Tu fais chier putain ! » Il avance d'un pas, jette sa cigarette derrière lui, se foutant pas mal qu'elle ne soit pas terminée. A défaut de mots, parce qu'il n'arrive pas à les prononcer, parce qu'ils sont bloqués au creux de sa gorge. Il vient s'accroupir juste à côté de lui. Sa main effleure celle de son ancien petit ami et l'attire plus loin, liant ses doigts avec les siens. Il n'a pas peur de se faire jeter. Il ne veut plus avoir peur. Ça a gâcher trop de choses par le passé. Deux regards qui se perdent, deux lèvres qui se cherchent, ces papillons au creux du ventre. Il  vient poser ses lippes contre celles de Zola sans trop y réfléchir, sans trop penser à l'avenir et l'impact de ce geste sur sa vie. Juste parce qu'il en a terriblement envie. Une tentative un peu désespérée pour lui faire comprendre que lui aussi, il ne l'a jamais oublié. Il ne s'exprime pas beaucoup par les mots mais son corps lui est encore en capacité d'agir.
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