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ORION (+) risk it all.

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MessageSujet: ORION (+) risk it all.   Mar 24 Nov - 19:08

Risk it all.

Orion & Jem

Solitude. Tu oses croire que tu pourrais, ne serait-ce qu’un jour, trouver quelqu’un de bien. Quelqu’un pour toi. Vancouver. Ça laissait environ 254 916 personnes célibataires. Un tiers de la population de ton âge. Tant pis pour l’apparence. 72 226. Tu voulais quelqu’un avec qui tu pourrais t’interroger. Avec qui tu pourrais pousser des réflexions. Continuer de bousculer tes idées. 1 445. Quelqu’un qui partage tes pensées. Une longueur d’onde commune, l’envie d’émettre sur la même fréquence pour pouvoir discuter. 29. Quelqu’un capable de ta supporter. Quelqu’un que tu pourrais supporter. 0,29. Pas même une personne de compatible. Un chiffre qui fait sourire. Un chiffre qui te ferait presque rire. Alors tu traines, dans la nuit, à la recherche de ton pourcentage correspondant.
C’est stupide, probablement.
Tu t’es lassé, ce soir. Tu t’es décidé à rentrer. A retrouver ton lit, et t’endormir paisiblement. Alors, tu as quitté le bar, pour t’enfoncer à travers les rues. Les mains dans le fond des poches. La démarche un peu pressée. Parce que tu détestes ces coins mal éclairés. Parce qu’il semble y avoir quelques abrutis, au loin.
« Hey. » Tu répliques un salut, avant de continuer ton chemin. Une main s’est violemment saisie de ton bras. Tu croises un bref instant le regard de ton merveilleux et délicat interlocuteur. « Vide tes poches. » Tu as la bêtise de secouer la tête. Non. « Pour quoi faire ? » demandes-tu, avec ta voix d’adolescent effarouché. Une voix qui tremble. Des jambes qui manquent déjà de te faire flancher. On rit à ta remarque. On te secoue un peu plus. On te secoue comme on secoue un prunier : avec la certitude que des fruits allaient en tomber.
Tu n’as pas envie. Pour les monstres, tu n’as rien à donner. Tu veux bien être bon, mais tu refuses de te faire avoir par des cons. Tu veux juste rentrer chez toi. Rentrer. Tu as le sourire qui se casse la gueule encore un peu plus vers le bas. « S’il vous plaît. » Bien sûr que ça ne leur plait pas. Bien sûr que ça ne va pas. Tu soupires, longuement. Tu veux t’en aller. Vraiment.
Tu essaies de te débattre un peu. Tu tentes de prendre la situation avec philosophie. De ne pas céder à la panique qui t’a déjà bien trop envahi. « Laissez-moi passer. » Tu as la voix digne d’un de ces employés de bureau : un peu agaçante. Une voix qui semble constamment se lamenter. Tu gémis un peu. Tu es fatigué. Trop épuisé pour essayer d’analyser. Tu essayes d’élancer tes jambes pour t’évader. Un coup vient te replacer contre un mur. Ton souffle se coupe. Tu gémis encore un peu. Tu protestes, avec quelques Voyons messieurs. Comme si ça allait faire taire les ricanements qui t’accueillent. Coup dans le creux de ton estomac. Tu te plies, brusquement. Tu voudrais. Ton corps tente de résister à ces vilaines forces pour te protéger.
Pourquoi tu ne files pas tes affaires ?
Peut-être que tu t’es dit que, cette fois-ci, tu serais un petit rebelle. Peut-être que tu t’es dit qu’ils allaient te laisser tranquille. Que c’était des grandes personnes, et qu’ils faisaient ça juste pour s’amuser. Peut-être que tu y as cru, de toutes tes forces, et que tu es là, à présent, confronté à la réalité. Faible et acculé. Ton corps devient douleur. Pourtant, tu ne sembles pas vouloir céder. Certain qu’ils finiraient bien par se lasser.
Alors, en bon combattant que tu es, tu t’es mis à pleurer.

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MessageSujet: Re: ORION (+) risk it all.   Ven 27 Nov - 18:37

orion n'avait plus aucune notion du temps. quel jour on était. quelle heure. il se souvenait à peine de pourquoi il était allé à cette soirée. où c'était. chez qui. mais il avait finit par s'en échapper, ayant la sale sensation d'étouffer là-bas. un appartement, beaucoup trop petit pour autant de monde. orion n'avait pourtant jamais rechigné contre l'idée d'un frotti-frotta avec des inconnues, mais ce soir, il n'avait pas eu l'envie. ni la patience. le rail de coke qu'il avait enfilé lui était rapidement monté à la tête. il avait sentit l'euphorie s'emparer de lui. mais il avait également eut la sensation d'être à l'étroit. comme si un étau se resserrait autour de lui à chaque seconde. chaque corps qu'il heurtait sur son chemin avait l'allure d'un choc violent. il n'appréciait pas. la musique était trop forte. trop mauvaise. mais tout le monde ici semblait s'accorder sur le fait que c'était génial. ou du moins, suffisant pour la soirée. mais pas orion. il avait l'impression qu'on lui découpait les oreilles avec un objet tranchant et qu'on injectait des doses d'acides dans ses tympans. c'était irritant. ce fut donc de mauvaise humeur face à cette soirée gâchée, qu'il quitta les lieux pour retrouver la fraicheur de la rue. ça faisait un bien fou. il respirait de nouveau. il empruntait une rue au hasard, avec l'idée de rentrer chez lui, de réveiller pablo et de finir la soirée en sa compagnie. pourquoi pas l'attirer avec lui dehors, trainer dans les bars encore ouvert. avec l'espoir de trouver deux filles pas trop difficiles et accessibles le temps d'une nuit. le problème, c'est qu'orion, il ne savait même pas là où il était. il avançait, il marchait, sans savoir où il allait. il laissait son instinct le guider. ce qui était probablement une très mauvaise idée. parce que son instinct c'était barré du moment il avait mit la poudre blanche dans son nez. mais il ne réalisait pas. alors il continuait, plutôt guilleret, l'air frais lui avait fait retrouver le sourire. de toute façon, orion, il était plutôt d'un naturel gracieux. pas du genre à râler. ni à se plaindre. le genre de gars qui voit toujours du positif, quoi qu'il fasse, quelle que soit la situation. un indécrottable optimiste. ce qui était assez paradoxal quand on savait qu'il voyait toujours tout en noir. à croire que ça lui plaisait, cette vie en demi-teinte. aux saveurs passées.

Voyons messieurs ! orion il s'arrête, étonné. un brouhaha attire son attention, sur la gauche et c'est là qu'il le voit, ce grand gringalet entouré de loubards de seconde zone qui ont visiblement décidés d'être très courageux cette nuit. un grand sourire illumine subitement son visage et il dévie sa route pour se rapprocher d'eux, curieux. amusé. il les regarde faire, alors que la situation dégénère. les premiers coups pleuvent et orion éclate bruyamment de rire. il s'appuie contre le mur à côté de lui et se balance d'avant en arrière, pris d'un fou rire incontrôlable. les voyous lui lancent quelques regards, histoire d'évaluer le danger qu'il représente. rapidement, ils en arrivent tous à la même conclusion : aucun. alors ils décident de l'ignorer, pour le moment et se concentrer sur leur proie. et orion le voit comme un petit animal faible. le poussin entouré de renards affamés. et le jeune drogué, il se prend d'amitié pour lui. il se met de son côté, sans même le connaitre. et, depuis son mur, il se met à l'encourager. - allé gringalet ! défonce-les ! il rit encore. - coup d'poing, coup d'pied, coup d'boule ! le voilà qui se met à sautiller. totalement ambiancé par ce rebondissement inattendu. - mord leur les couilles ! qu'il hurle, hilare, ignorant les "LA FERME" qu'ils lui lancent. telle une pompom girl, voilà qu'orion se met à tournoyer et à improviser une chorégraphie pitoyable, risible. il n'a aucun équilibre et manque à plusieurs reprises de manger le sol. ou le mur, ça dépend des moments. - allé l'gringalet, C'TOI L'PLUS FORT ! tu vas pas te laisser mettre au sol par 3 gros cons ! il s'arrête, les dévisage comme il peut et ajoute : - et moches, en plus. mais son insolence finit par contrarier et lasser les cogneurs. l'un d'entre eux s'approche de lui, menaçant. - et pourquoi tu viendrais pas l'aider alors, hein ? orion hausse les épaules. - j'sais pas. vous êtes marrants tous là, à gesticuler. et pis faut bien que l'ptit apprenne. c'est une sorte de rituel de passage pour devenir un homme. bon par contre, ça marche pas pour toi et tes potes, parce que à plusieurs contre uns, faut quand même être sacrément lâche. il marque une pause. - et moche. il sait pas pourquoi, il fait une fixette là-dessus. et alors qu'il se remet à rire, le type lui décoche une violente droite. orion s'écrase comme une loque au sol, le nez en sang. - ah le con. qu'il peste, à moitié mort de rire quand même. il se relève comme il peut et fait face à l'adversaire. il le regarde une seconde, puis deux. et, finalement, lui fonce dessus en hurlant à pleins poumons. - A MORT LES COOOONS ! et il se jette sur le bonhomme, le faisant tomber à la renverse. il grimpe ensuite à califourchon sur lui et se met à marteler son visage de coups de poings, déversant sur lui une haine inexplicable. une force inattendue pour quelqu'un qui peinait même à tenir debout. mais bientôt, il se fait agripper par derrière, un autre type est venu à la rescousse de son pote. et bien vite, orion est mit au sol, tandis que l'autre se relève. et à deux, ils le ruent de coups de pieds. orion gigote comme un ver au sol, secoué par les coups qu'il se prend de part et d'autre. ça fait un mal de chien. et bientôt, il ne sent plus rien. les vauriens finissent par s'arrêter, lui font les poches, récupère son porte-feuille, lui crache dessus et s'en vont, abandonnant au passage le gringalet. et la rue retrouve son calme. orion, dans un long gémissement roule pour se retrouver sur le dos, les bras et les jambes écartés, en étoile. il souffle, tousse du sang, mais, inépuisable, s'exclame : - WAHOU ! la raclée. et il éclate de rire. - toujours vivant l'gringalet ? qu'il demande, incapable de redresser la tête pour voir si l'autre s'en est mieux tiré que lui.
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MessageSujet: Re: ORION (+) risk it all.   Dim 6 Déc - 0:13

Risk it all.

Orion & Jem

Tu te sens lamentable. Incapable de te battre. Incapable de te défendre. Comment tu vas faire, hein ? Comment tu feras ? Un éclat de rire. Des malades. Déjà, les coups pleuvent sur toi. Tu fermes les yeux très fort, au milieu de tes larmes. Comme si ça allait te tirer de là. « Allez gringalet ! défonce-les ! » Tu sursautes en entendant cette voix qui semblait tombée du ciel. Voilà ton sauveur ? Voilà donc la charmante âme qui allait t’aider à t’y retrouver ? « Coup d'poing, coup d'pied, coup d'boule ! » Tu ne vois pas trop comment faire ça. Tu tentes simplement de te débattre, toi. Tu tentais. Mais maintenant ? Maintenant tu cherches comment te recroqueviller proprement. Comment faire pour sauver ton grand corps dégingandé. « Mord leur les couilles ! » Quel langage. Et le gamin continue de rigoler, hilare. Comme si c’était la chose la plus drôle du monde. Mais en tout cas, tes assaillants s’agacent. Tu rêves, ou les coups se font un peu plus absents, lorsqu’ils gueulent quelques insultes au brun qui s’agite au loin ? « Allez l'gringalet, C'TOI L'PLUS FORT ! tu vas pas te laisser mettre au sol par 3 gros cons ! … et moches, en plus. » Un genre de sourire vient malgré tout étirer tes lèvres. Juste une fraction de seconde, puisque ça ne semble guère plaire aux méchants. « Et pourquoi tu viendrais pas l'aider alors, hein ? » C’est vrai, ça, pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’il ne viendrait pas ? Tu as les jambes qui flanchent encore. C’était un jeu, c’est ça ? Et toi, t’es là, malmené au milieu de tout ça. « J'sais pas. Vous êtes marrants tous là, à gesticuler. Et pis faut bien que l'ptit apprenne. C’est une sorte de rituel de passage pour devenir un homme. Bon par contre, ça marche pas pour toi et tes potes, parce que à plusieurs contre uns, faut quand même être sacrément lâche. … et moche. » Devenir un homme. Essayer de te battre un peu. Essayer de devenir quelqu’un.

Alors, un de tes agresseurs décide d’aller s’occuper du sort du garçon. Un coup, un corps qui s’affale au sol. Un grognement. Un hurlement. « A MORT LES COOOONS ! » Mouvement. Choc qui devait être violent. Une énergie jusque-là encore insoupçonnée vient s’immiscer dans tes bras. Tu cognes. Une fois, deux fois. On aurait presque pu se croire dans un de ces films d’aventuriers. Coup de pied, coup de poing. Tentative d’esquive. Sauf qu’il ne faut pas rêver. Tu n’as pas l’entrainement d’un gamin qui aurait voulu faire l’armée. Tu n’as pas la force d’un de ceux qui suent sur les bancs de musculation. Tu n’es rien du tout, et les coups qui pleuvent sur toi finissent bien vite par te mettre largement hors-combat. Blackout. Tu sens à peine qu’on termine de te faire les poches, alors que ton corps repose au coin du trottoir. Tu attends là, un instant. Un son vient perturber tes oreilles. Un genre de cri lointain, et puis : « Toujours vivant l'gringalet ? » Tu pousses un gémissement. Tu bouges, un peu. Douleur. A croire qu’un bus s’était décidé à te rouler dessus. « Ouais … » que tu marmonnes, alors que tu tentes, assez vainement, de t’essuyer le visage plus ou moins proprement. Tu n’as même pas la force de pleurer. Tu voudrais te redresser, mais tu n’es même pas certain d’y arriver. « Pourquoi … Pourquoi tu les … as encore … plus énervés ? » Pourquoi est-ce qu’il vous a offert le droit de vous prendre une double raclée ? Peut-être que si tu avais été un peu moins con, toi aussi, un peu moins courageux, l’épisode aurait été depuis longtemps terminé. « Mais … c’est cool d’avoir participé. » Puisque sans lui, tu n’aurais jamais eu le courage de riposter. Puisque sans lui, tu te serais simplement contenté de te recroqueviller. Mais les questions te brûlent tout de même la langue. Si tu n’avais pas la gueule autant défoncé, peut-être que tu te serais démené pour les partager. « C’est Jem. … Et toi ? » Tu demandes, avec une certaine timidité. Pourquoi est-ce qu’il t’avait « aidé » ? Pourquoi est-ce qu’il s’était finalement élancé dans le combat, la tête baissée ? Pourquoi est-ce qu’il ne l’avait pas fait avant ? Pourquoi avoir attendu un certain temps ? « On aurait … dû établir une stratégie de .. bataille. » lances-tu, presque faiblement. Un gémissement vient encore s’échapper d’entre tes lèvres, alors qu’un léger rire vient secouer tes côtes malmenées. « Ça aurait été un peu plus ordonné … » que tu souffles. Comme si vous aviez eu ne serait-ce que l’ombre d’une chance. Lui peut-être. Mais toi, tu semblais déjà condamné.

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