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the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)

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MessageSujet: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Dim 1 Nov - 15:05


the sound of that night
mickey & solveig

la nuit tombe sur la ville. recouvrant les buildings d'un épais voile noir, cachant le soleil, découvrant les étoiles. laissant la lune devenir maître incontesté de l'obscurité. des quartiers s'éveillent pendant que d'autres s'endorment. il n'y a pas de vent, pas même une brise pour refroidir l'atmosphère encore tiède de la journée désormais achevée. place à la nuit, place à la musique, place à l'alcool. place à solveig. la louve solitaire marche, traverse les quartiers, la tête haute, sa crinière flottant dans les airs en ne laissant qu'un parfum enivrant derrière elle. chaque soir, c'est le même trajet, vers cette même boîte, pour y exécuter les mêmes gestes. elle porte un short et un t-shirt blanc, qu'elle enlèvera rapidement pour enfiler sa tenue de soirée. de soirée. douce ironie, s'il l'on considère qu'un string noir tout ce qu'il y a de plus indécent accompagné d'un soutif en dentelle qui ne laisse que bien trop voir sa poitrine généreuse peut être considéré comme une tenue de soirée. bullshit. tenue de soirée de rien du tout, tenue de stripteaseuse ouais. elle pense a rien, elle arrive jamais a penser dans ce genre de moment. elle fixe juste devant elle, tirant distraitement sur sa clope a moitié éteinte. solveig sent les regards, les yeux affamés se poser sur ses jambes de gazelle, elle sent les prédateurs la fixer, avec appétit, sans retenue. mais elle s'en tape, elle n'y fait plus attention. parce que ça la terrorise, parce que ça lui rappelle la vérité, la douloureuse et pathétique réalité. catin, pute, péripatéticienne. y'a beaucoup de mots pour qualifier son métier. son métier. même ça, ça sonne comme une injure. elle secoue la tête, ignore les remarques lubriques des badauds qui la mate. puis elle arrive devant, enfin. le no5 orange. insigne qui clignote. musique qui résonne déjà. on pourrait presque sentir la présence des mâles crasseux, entendre leurs rires gras, voir leurs prunelles brûler de désir pour les corps dénudés qui se déhanchent avec provocation devant eux. se faire vider pour quelques billets verts. ou le paradis de l'homo sapiens basique. ça la dégoûte, solveig, de se réduire à ça pour gagner sa vie. c'est minable, de a à z. y'a pas d'autres mots. ça lui file la nausée, rien que d'y penser. minable. minable. minable. elle rentre dans la boîte, assailli par la moiteur de l'air, par la musique, trop fort, qui inhibe les sens. elle file, se faufile vers sa loge. loge. pièce de 10m carré, éclairé par deux néons avec un miroir qui a du vécu. le glamour de la situation, encore une fois, la prend à la gorge. elle pose son sac sur le canapé pour en extirper son maquillage. parce que oui, une pute sans maquille, qu'est ce que se serait. le mythe de la catin doit être parfait, qu'on lui a dit. alors, vite, elle se déshabille. devant le miroir elle observe son corps nu. oscillant entre celui d'une femme et d'une ado. elle regarde ses jambes maigres, son ventre plat, l'arrondi de ses hanches, la fine trace des ses côtes, le galbe de ses seins, ses frêles épaules puis son visage angélique, presque enfantin. pourtant, cela fait bien longtemps que solveig, c'est plus une gamine. elle se rappelle même plus comme ça fait, d'être naïf, d'être innocent. elle soupir puis enfile la lingerie imposée par l’établissement. de toute façon, ce qu'elle porte ne cache pas grand-chose. si ce n'est rien.
elle s'approche du miroir, le regard froid, dur, impassible. les mâchoires contractés, le souffle calme et régulier. elle ne fait pas dans le sentiment de toute façon solveig. elle connait pas. plus. elle se pose pas de questions, la brune. c'est son boulot. point barre. elle s'en amuse presque. de voir les regards lubriques se poser sur son corps fin, de voir les langues passer sur les lèvres sèches, d'entendre les grognements, les remarques salaces. de voir à quel point les hommes sont esclaves de son corps, hypnotisés par ses geste, par ce que la brune veut bien montrer. elle sent leur respiration s'accélérer, sent leur corps s'échauffer, voit l'excitation briller dans leurs yeux. c'est tellement pathétique, que ça la fait marrer solveig, de les voir à sa botte. parce qu'elle sait, qu'elle est plus forte que tous ces mecs. que simplement avec un regard certain baissent les yeux, rougissent. elle a 20 ans, c'est une gamine. et pourtant c'est la plus féroce des tapins. au moins, y'en a une que ça fait rire.
l'heure approche, son heure. elle sort. les lèvres rouge sang. les yeux noirs. le regard glacial. hivernal. indécent. provocant. paradoxalement brûlant. pendant plusieurs heures, elle se déhanche. la musique lui battant dans les tempes, résonnant dans tous son corps. elle aguiche, elle excite, elle joue avec son corps comme on joue avec une poupée. elle les fait trembler. tous. sans exception. ils ont le regard rivé sur elle. tous. ils veulent tous la baiser. la faire chienne, la faire soumise. et ça la fait sourire de plus belle. parce que personne ne soumet solveig. un animal sauvage ça plie seulement si ça le veut. et solveig ne plie pas devant ce genre d'individus. solveig, au contraire elle se dresse, toise, se moque. solveig, elle en dément pas, elle baisse pas les yeux. elle laisse les mains avides glisser les billets dans ses sous-vêtements. elle amasse. le temps passe. elle se fatigue un peu de danser. elle veut en finir. ce soir, comme tous les soirs, elle s'offrira au plus offrant, justement. pas le plus beau, le moins vieux, le plus intelligent. simplement celui qui lui filera une liasse importante. ça aussi, c'est minable. sordide. glauque.
elle a trouvé sa proie. qui paie cher. qui la suit avec impatience vers les box réservés à une utilité particulière. petite pièce. lumière tamisée. bougie permanente casino. et au milieu un lit. à peine au dessus du sol. elle ferme a clé. le souffle rapide.

elle se tire. rapidement. elle a fait ce qu'elle avait a faire. maintenant elle peut se tirer. elle a besoin de se laver. vite. d'effacer les traces de son client. ce mot lui donne envie de gerber. comme souvent, elle est restée sur sa faim. c'est bien connu, le genre de gars qui fréquentent ce genre d'endroits, ils sont pas là pour donner du plaisir. pour en recevoir. juste. mais elle est habituée, solveig maintenant. elle s'en fout pas. ce serait mentir. elle est juste accoutumée au goût acre de la frustration.
le jet d'eau brûlant coule sur son corps. pendant longtemps. elle se savonne, n'oublie aucune parcelle de peau. fait disparaître sa soirée. longtemps, elle reste sous la douche. les yeux fermés, adossée contre le mur de la cabine. elle souffle de bien-être. une soirée de plus. un nouvel exploit. puis, il faut sortir. rentrer chez elle. compter les billets avant. elle se sèche longuement, frémit de colère en voyant que l'autre connard lui a fait un suçon. ses sourcils se froncent. ses mâchoires se contractent. un cri de rage nait dans sa gorge. bordel de merde. elle ramasse son poing et frappe avec force dans le mur carrelé. merde, ça fait plus mal que ce qu'elle pensait. la douleur fourmille dans son bras, remonte le long de son coude, jusque dans son épaule. ses phalanges craquent, elle retient une grimace de douleur, secoue la tête et ramasse ses affaires.
elle enfile un peignoir avant de sortir des douches, la nuit ne fait que commencer. 3h du mat. il n'y a personne dans les couloirs. elle entend une voix. indistincte. à nouveau, elle pénètre dans sa loge. compte les billets. rapidement.
c'est une bonne soirée. ça vaut bien un suçon, qu'elle pense. enfin non, pas vraiment. mais c'est fait. elle n'aime pas être marquée comme un animal. c'est tout. c'est sa fierté de louve qui ressort.
il est là. il discute avec quelqu'un quand solveig sort de la pièce. la liasse en main. toujours en peignoir. nue. les cheveux coulant sur ses épaules. elle s'avance vers lui. remarquant qu'il est beau. qu'il a un charme. une grande gueule de bad boy. le genre de truc qu'elle aime. son interlocuteur s'est tiré. probablement en voyant le regard glacial qu'elle lui avait lancé.
- t'es le nouveau proprio. j'suppose.
en tout cas, il a bien la gueule de l'emploi. elle lui tend les billets. met les mains dans les poches. le regarde. de son regard azuré. perçant. pendant quelques secondes elle le fixe. le dévisage. sans gêne. il est son patron. elle s'en tape. solveig, elle respecte personne. pas même elle.
puis vient une idée. qui la fait frémir. une sournoise idée, dangereuse aussi. elle hésite. c'est rare, qu'elle hésite. puis elle fait un choix. elle décide de tenter. après tout, un prédateur ne refuse jamais longtemps un bout de viande. ce serait presque simple de le faire chanter, il lui faut juste un point d'ancrage. coucher avec lui. c'est son point d'ancrage. un sourire se dessine sur les lèvres rosées de la jeune femme. mesquine, féline. elle s'avance. franchit le pas qui les sépare. il est grand. bien plus qu'elle. elle lève les yeux vers lui. les prunelles dansantes. ses doigts, fins, légers parcourent son torse. doucement, lentement. remontent le buste du proprio. elle colle, légèrement son corps au sien. juste pour que leurs peaux se frôlent.
- t'aurais besoin de quelque chose ?
s'il ne craque pas de lui même, elle le fera flancher. c'est presque devenu un jeu pour elle. pour une fois, la louve est prête à faire des concessions. pour mieux obtenir ce qu'elle veut. l'homme est faible. l'homme ne résiste pas aux femmes. jamais. les courbes sont toujours trop hypnotisantes. comme un appel secret. personne ne résiste. personne ne résiste à la louve.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Dim 1 Nov - 23:29

(the sound of that night)
- i can't help this awful energy -

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toujours ces mêmes nuits d'automne, où les feuilles abîmées tombantes des arbres faibles s'étalent sur le bitume crasseux du quartier. où l'air n'est pas si frais, encore doux, libre et léger. ça créé un spectacle orangé plutôt agréable à l’œil, mais il s'emmerde pas à regarder, mickey. c'qu'il aime, c'est son putain de business qui prend de l'ampleur chaque nuit, qui le ravie, lui et ses cons de clients affamés. cette envie, cette responsabilité. le plaisir de tout dominer, d'être à la charge d'un bordel. il l'a seulement eu pour quelques billets. il aurait pu tout garder, continuer une vie minable dans les jeux du danger. continuer à dépenser son argent inutilement, à tout prendre à la légère. continuer de s'énerver après chaque défaite, de s'enivrer de trop de bouteilles et de faire des excès. trop d'excès. de tuer. au fond, il a aimé ôter la vie du sale pote de son frère. ça le fait sentir plus important, ça le fait sentir maître de la vie d'un individu et de son avenir. avenir réduit à néant le soir où il a juste suffit à mike d'appuyer sur la détente. pauvre type. ça l'a rendu fou, mickey. fou de joie, paradoxalement. parce qu'il est bancal, mick. il aime le mal, il aime faire du mal, du moment que ça lui fait plaisir à lui. cette sensation de se salir les mains volontairement, d'apprécier la vue d'une âme qui s'envole d'un corps, qui rejoint les ténèbres. cette sensation de se dire qu'on en est la cause, qu'on a décidé de la fin d'une existence qui, à nos yeux, ne méritait plus de continuer. cette sensation de creux au milieu du ventre qui se remplit de haine au rythme du sang qui s'écoule. les mains tachées de rouge vif, tachées d'une âme pourrie, vendue au diable. parce qu'il avait volé son putain de pognon, ce type. et on contrarie pas mickey. surtout pas. ta vie en dépend. le soir où il avait tout misé, où il avait vidé ses poches jusqu'au dernier centime. il a fallu que lui, remporte tout. alors pan, et c'est tout.
vingt-sept années d'existence pour mick, putain. après la mort jouissive de ce taulard de tricheur, fallait faire de sa vie au brun d'avance vouée à l'échec quelque chose de plus palpitant. quelque chose qui ferait sourire de plaisir quelques audacieux, qui ferait gagner mike, pour une fois dans sa vie. le club. simple, pratique, bénéfique. offert sur un plateau d'argent. une annonce de bouche-à-oreille au bon moment, et ça a suffit, amplement. toutes ses 'économies' reprises au mort investies dans ce bâtiment qui tombe déjà en ruines, ça fait sourire en coin mickey. parce qu'il savait que signer ce contrat, ce papier, l'amènerait là où il voulait être. pouvoir diriger une armée de putes. rêve absolu, putain. mais ça lui convient.
il marche, fixant le néant, se retournant sur quelques filles un peu trop dénudées en ce soir orangé. souriant tel un prédateur ayant besoin d'être rassasié. mais il est insatiable, mike. il a toujours besoin de sentir contre lui ce souffle humide et chaud brûlant d'interdit. de sentir sous ses paumes bouillantes le corps d'une femme, d'une fille, peu importe. ce besoin saisissant de deux corps qui se frôlent d'abord, puis s'enlacent, puis finissent par se transformer en bêtes sauvages. mickey le fauve, mickey le dominant, à qui personne ne résiste.
ses pas assurés l'amènent rapidement à l'illégalité qu'il a acheté. on commence à le regarder avec des yeux trop timides, trop admiratifs. ça lui plaît. on vient le saluer, lui toucher deux ou trois mots, auquel mike ne fait qu’acquiescer. il a pas de temps à perdre à discuter avec des vieux mal-baisés en manque de sexe qui veulent parler au patron pour en redemander. les plus insistants d'entre eux ne pourront même pas en témoigner.
la musique, ce boum-boum incessant s'imprègne dans son esprit et fait danser ses idées un peu mal placées. il sourit instantanément après avoir passé la porte d'entrée. les lumières tournent et colorent les visages d'un joli bleu/rose. ça contraste assez avec les corps en rûte qui restent à patienter en levant les jupes des serveuses et en glissant des billets envolés et non comptés dans les strings des gogos. il s'arrête un peu, mike, il marche lentement en glissant des pas indécis autour de la pièce principale. il observe les putes qui font bien leur boulot, entend les gémissements de celles-ci qui se mêle au rythme endiablé des strip-teaseuses en action. il voit les clients satisfaits, qui repartent avec ce putain de sourire débile au bord des lèvres, eux qui se sont sentis dominant le temps d'un instant volé avec une jolie demoiselle sûrement bien payée. alors qu'ils ne sont en réalité que de pauvres éclopés qui n'arrivent pas à baiser correctement leur femme depuis des années. ils sentent l'échappement de celle-ci, alors ils viennent eux-mêmes s'échapper à leur tour dans cet endroit mêlant luxure cheap et beautés enflammées.
la nuit est bien avancée, et mick monte à l'étage vérifier que tout est bien en train de se passer. il jette un coup d'oeil rapide à trois ou quatre loges, tend l'oreille aux chambres verrouillées où le plaisir d'un client en extase est joué, sentant l'union de deux corps salis, sentant l'odeur de jolis billets qui atterriront dans ses poches d'ici la fin de cet acte maudit. racheter cette affaire, ce business, c'est contre sa nature de bête sauvage. mais c'est pour se tenter soi-même, apprendre à mieux résister, pour mieux en baiser d'autres. un objectif à la mickey. un nouveau client vient l'aborder, lui fonce limite de plein fouet. putain, c'est pas parce qu'ils viennent de baiser enfin qu'ils doivent plus regarder droit, non ? il s'excuse, se lamente, vante les mérites du no5 orange. il est assez confus dans ses mots, en même temps, c'est peut-être parce qu'il est vieux. mick le remercie. une fois, deux fois, ça suffit. alors il le pousse du bras, et l'excité finit par s'en aller. il rit un peu mickey, cette affaire l'étonnera toujours.
il dévie le regard un instant et tombe sur elle. jolie créature, le corps supposé nu recouvert d'un peignoir qui mériterait d'être enlevé. sa cascade encore trempée lui tombe sur les épaules et encadre un visage de poupée, bien trop enfantin pour se tenir avec autant d'assurance entre ces murs de bordel. elle s'avance vers lui, plonge un regard translucide mêlant tentation et confiance. elle sait y faire, la brune. "t'es le nouveau proprio. j'suppose." qu'elle dit en lui tendant ses billets. elle affiche cet air qui intrigue, qui permet pas de déterminer s'il y a un sourire qui se dessine, si ses pommettes vont virer au rose. mais ce qui est sûr, c'est qu'elle a envie de jouer. elle avance d'un léger pas audacieux, s'autorise à lever un peu son minois qui vient se rapprocher de celui de mike. avec ses yeux océans qui percent toujours autant. elle balade ses doigts sur son torse, les remontent finalement près du visage. "t'aurais besoin de quelque chose ?" bingo. quelque chose. trop de choses, trop d'allusions. ce genre de fille trop insouciante, qui croit qu'elle peut faire flancher n'importe quel type avec un simple regard et un sous-entendu. c'est en partie vrai, pour les puceaux refoulés et les mariés qui se disent trop occupés. mais pas pour mick. des putes comme elle qui tente leur chance auprès du boss, y'en a tous les jours, et elles finissent toutes par abandonner. alors le brun attrape brusquement, d'une main ferme et décidée, le poignet de la sauvage qui ne cessait de déambuler sur son buste. il plonge à son tour son regard dans le sien. des yeux transparents de glace, jolis cristaux bleu ciel qui s'approfondissent, qui semblent traverser la petite tout entier. puis il rit un peu nerveusement, le brun. "bien tenté, ma douce." il parle avec ce ton assuré, habitué. bien que mick s'est promis de ne jamais trop s'approcher de ses employées, celle-ci l'intrigue. et à défaut de pouvoir la sauter une fois pour toute, il s'intéresse. il regarde les billets qu'elle lui a rapporté. "une soirée réussie, à c'que j'vois. comment ça se fait que j'connaisse toujours pas la meilleure danseuse de mon club ?" danseuse. la blague. il aime leur apporter un peu d'espoir au début, mike. leur faire croire qu'il va céder à la tentation, qui va finir par faire un faux pas et les prendre comme elles l'aiment tant.
mais t'es qu'une sale débutante, jolie cœur. il en faut bien plus pour tenter mickey.

☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆. ☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Lun 2 Nov - 22:58


the sound of that night
mickey & solveig
dans la nuit qui tombe, sous les réverbères fatigués, alors que les lumières clignotent, que les trottoirs crasseux se désertent pour mieux se remplir de charognes et charognards il y a solveig. la petit louve. qui semble fragile, qui semble gamine. mais plus trop. plus tellement. plus du tout. parce que solveig elle fait la tapin, la catin. pour renflouer les caisses elle refoule son égo. c'est pas facile, c'est pas simple. c'est pas agréable non plus. elle déteste tout ça. ce club miteux. ces gars crades. les autres tapins. tout l'monde. de toute façon, elle aime personne solveig. rien, ni personne. c'est comme ça. c'est comme ça, qu'à 20 piges, on se retrouve en train de danser à poil autour d'une barre en métal. putain de boomerang. elle l'a prit en pleine poire. elle a rien pu faire. elle a pas pu l'éviter. elle a touché l'fond, cette fois, c'est la bonne. le moment, ou elle est crevée, d'avoir trop dansé. le moment, ou elle doit faire un choix. lequel aura l'honneur de la salir, un peu plus. lequel secoue la liasse la plus importante. sourire forcé aux lèvres, elle s'approche de lui. il est vieux, sent l'alcool, frémit d'excitation aussi. elle le guide, brûlante de mépris pour lui. plus encore quand il lui met une main au cul. tu t'attendais à un prince charmant ? qu'elle pense. bien sûr que non. il la paie. il la baise. il se tire. c'est pas comme si elle avait pas l'habitude pourtant. parfois, quand elle a la force, elle enchaîne. un, deux, trois, quatre clients qui passent sur son corps de gosse. elle verrouille la porte derrière son client. de ses mains désormais expertes, elle fait rapidement tomber ses fringues au sol. presque pressée d'en finir. il va probablement passer une nuit mémorable, il reviendra probablement les jours suivants. c'est souvent comme ça. protection en latex. arme essentielle. quoique, pour quelques billets en plus, elle s'en passe. c'est un aspect pathétique parmi tant d'autres. mais elle est pas née du bon côté, elle est pas née avec les poches pleines. alors elle se démerde, tente de faire quelque chose de bien, pour une fois dans sa putain de vie. elle voudrait réussir. mais pour l'instant, solveig, tout ce que tu fais, c'est te faire baiser. la voix de la raison. douce et agréable. mon cul. elle pense plus, subit les assauts de son partenaires, les yeux mis-clos. fixant le plafond. mimant un plaisir brut. qu'elle est loin de ressentir, mais tant pis. elle est payée pour jouer un rôle, pour lui donner du plaisir. alors elle se reprend un peu. juste un peu. jusqu'à ce qu'il échoue dans son cou, que sa bouche embrasse fiévreusement sa peau.
comme une voleuse, elle se tire. elle se rhabille. plus ou moins. laisse son client en plan. prend la liasse et ferme la porte. direction les douches, vite. c'est toujours comme ça, de toute façon. elle est trop insoumise pour aimer ça. pour apprécier le contact salace de son corps avec un autre, relié par l'argent qui tombera dans la poche du boss. parce que de ce qu'elle donne, elle ne récupère pas grand chose, la gosse. pourtant elle fait des efforts, elle tente de gagner plus. mais merde, c'est toujours pareille. il s'en fout plein les fouilles et solveig gagne quedal. sous la douche, sous le jet d'eau brûlant, elle oublie peu à peu sa soirée. sa vie naze. son job de pute. son job mal payé. elle oublie tout solveig, le temps d'une minute ou deux. peut-être un peu plus. elle se sent bien. elle souffle, la louve s’apaise, grâce à l'odeur enivrante du gel douche qui recouvre sa peau, qui mousse, qui efface, qui détruit ce qu'il reste de son indécence. elle s'examine, comme souvent solveig. comme pour se rassurer, se dire regard, t'as pas tant changée que ça, regarde t'es encore belle. mais elle sait, qu'elle a changé, que c'est plus la même depuis que c'est une tapin. que de la fille déjà brisée il ne reste pas grand chose. des fragments, peut-être et encore. c'est pathétique, ce qu'il reste de toi, solveig. puis elle a envie de gueuler. subitement. lorsqu'elle aperçoit ce petit rond rougeâtre sur son cou. le fumier. il a osé lui laisser une trace de son passage. elle a envie de tout casser solveig, comme une gamine, comme c'qu'elle est restée. alors elle frappe le mur, avec force, sans hésitation. son poing craque, la peau s'entaille. la chaire s'effrite. la chaire est à nue. elle manque de gémir de douleur. mais elle dit rien, ne fait rien, parce que ça la soulage, d'avoir mal. mal comme ça. elle souffle. inspire, expire, lentement, trop lentement. elle enfile un peignoir, sort des douches, se tire dans sa loge.
finalement, il est pas moche le patron. c'est pas un vieux crade en manque. quoiqu'en manque, peut-être. il dévore son corps d'un regard fugace, rapide. alors qu'elle s'avance vers lui, le pas calme et décidé. elle lui tend les billets, qu'il compte, avidement. c'est bien lui le boss, ça fait pas de doute, franchement pas. elle pense, que ça la saoule de gagner une misère, alors qu'elle offre son corps, chaque soir. alors, son petit cerveau mesquin, de louve, il travaille. alors qu'elle détaille son visage, ses yeux un peu vert, un peu bleu. totalement hypnotisant. elle pourrait s'y perdre, presque. pendant un peu trop longtemps. elle sait ce qu'elle doit faire, elle est pas conne, la gamine. elle sait comme fonctionnent les hommes, c'est simple de les avoir à ses pieds. c'est minable, mais elle a juste à s'offrir à lui. à ouvrir ses cuisses, une fois de plus. elle le rendra accro, dingue d'elle, dingue jusqu'à en crever. alors elle s'approche, caresse son torse musclé, lève ses yeux rebelles vers lui. mais ça pouvait pas être aussi simple.
brusquement, violemment, il fait prisonnier son poignet de sa main. il sert l'os entre ses doigts masculins. elle sursaute, solveig, parce qu'elle s'attendait pas à ça. parce qu'elle aime pas qu'on lui résiste. elle aime qu'on cède à ses caprices, qu'on s'agenouille, qu'on la supplie de continuer. elle veut se libérer, elle aime pas être prise au piège, qu'on la domine. solveig, c'est la louve indomptable, c'est ce qu'elle aime penser. "bien tenté, ma douce." parce qu'il croit qu'elle en a finit avec elle ? dommage pour lui, c'est pas le cas. oh non. elle le fera céder. même si ça doit prendre du temps, elle est pas pressée, la louve. solveig, les yeux plantés dans les siens, elle a un sourire. celui qui le traite de pauvre petit con en silence, celui qui sait ô combien il est faible, combien c'est un homme, et que la nature reprendra tôt ou tard ses droits. "une soirée réussie, à c'que j'vois. comment ça se fait que j'connaisse toujours pas la meilleure danseuse de mon club ?" il la flatte ou merde ? elle fronce les sourcils, la brune. parce que dans sa bouche, sa sonne faux. pas sincère. mais ça lui fait plaisir, un peu, même si elle y croit pas. soirée réussie. pour lui ouais. le salaud. il plante son regard bleu dans le sien, la transperce, la traverse. elle sent petite, la gamine, justement, elle se sent gamine. devant lui, si grand, si imposant. mais elle bouge pas, pas d'un cheveu. elle reste bien droite, comme un piquet. sans l'quitter de ses yeux, défiants, brûlants presque méchants.
- t'as d'la chance, j't'offre justement une occasion de bien me connaître
elle a pas trop pris en compte ce qu'il a dit avant. elle s'en tape un peu. solveig tourne son poignet, se libère de sa poigne. elle en perd pas une, la brune. son bras droit se place en travers du torse du mac et son autre. well. direct à son entrejambe. ouais, elle est spontanée, la solveig. bref, d'une main contre son torse et de l'autre contre son paquet, elle l'incite à reculer, jusqu’à le caler, tout gentiment contre le mur le plus proche. ses yeux se font carnassiers alors que la louve dévoile ses canines. elle est prête à sauter sur sa proie, elle le tient en faiblesse, c'est simple. elle est audacieuse, elle réfléchit pas vraiment pour le coup. elle pense pas aux conséquences, à ce qu'il pourrait faire. de sa main experte, elle presse sa paume contre le tissu, avec le farouche besoin, de sentir plus. elle doit avouer, qu'il semble bien monté, son boss. ça l'intrigue, ça lui donne envie de plus. de bien plus. elle retire sa main de son torse, pour défaire son peignoir, juste un peu. juste pour qu'il glisse de ses épaules nues, qu'il ne dévoile qu'un peu plus que son décolleté. elle relève les yeux vers lui, sans équivoques. pupilles brûlantes de désir, de provocation. la brune, elle veut l'enflammer, le rendre dingue, le rendre brûlant, qu'il ne puisse plus se retenir de la baiser, encore et encore. toute la nuit s'il le faut.
une dernière fois, sans gêne, elle appuie sa main. elle veut faire monter le désir, l'envie. puis elle se recule. le libère. sans le quitter des yeux. de son beau regard de louve, de ses beaux yeux azur. elle recule, va s'adosser en face de lui. en profite pour découvrir sa poitrine, généreuse, presque tendue de désir. et elle a ces yeux, solveig. regard brûlant, en fusion. regard amusé, moqueur. regard qui veut dire tant de chose. regard provocateur, fier. regard de louve. regard de sauvage. le genre de regard qu'elle maitrise à la perfection.
- de toute façon, t'es comme tous les autres. t'es incapable de soumettre la plus sauvage de tes tapins.


Emi Burton
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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Mer 4 Nov - 17:59

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la musique résonne dans les oreilles, on entend les boumboum qui frappent incessamment sous les pieds, qui traversent le corps et monte à la tête. ça embrouille les idées claires, ça mélange, bouscule de l'intérieur. les néons trop abîmés d'un fluo rouge/orangé tapissent le couloir délabré d'une ambiance sale, digne d'un film porno de basse qualité. y'a les murs qui menacent de s'effondrer, le papier-peint qui se déchire, qui dure depuis trop d'années. y'a la poussière qui tombent par grain sur le tapis lors de trop violents coup de reins. et ces putes, ses putes. qui défilent, qui se multiplient. qui aguichent sans forcément le vouloir, parce que ça fait survivre. qui se force à gémir un peu trop fort pour faire venir le client plus vite. faux-semblants. illusion. filles de joie qui se déchaînent la nuit tombée pour quelques malheureux billets. pour obtenir de quoi s'payer un repas, rembourser un dixième du loyer, faire plaisir au p'tit frère qui se doute de rien. et mickey qui empoche beaucoup plus que la moitié, le sourire au lèvres, les yeux meurtris qui percent le regard de la pute désespérée. c'est la magie de la nuit illuminée au ciel et maudite sur terre. destructrice, qui ne fait pas de cadeau. avec mike qui pense pouvoir gérer, la conscience apaisée.
il aime voir ces corps à l'âme salie franchir le seuil de l'entrée. pour pouvoir se perdre un peu, se rendre accro à des spectacles interdits. rythmés d'une musique commerciale et minable, aussi minable que les filles qui se tordent autour de ces foutues barres de métal. ces âmes se perdent ici, gardent un souvenir à jamais. parce qu'elles vont y retourner. ainsi retrouver ces mêmes visages de poupées maquillés, pour paraître plus âgées. ainsi déverser de nouveau la monnaie qui ne cesse de couler. parce qu'ils ont arrêté de compter, ces putains de clients. ils croient se relaxer, assouvir leurs pulsions, mais c'est leur esprit qui se torture au fur et à mesure. et ça, ils le remarque pas. y'a que le boss qui en est réellement satisfait, qui en a enfin quelque chose à gagner. pour une fois dans sa vie, il savoure. il savoure les mines excitées des affamés et celles qui se forcent à sourire en se mordant les lèvres des trop rassasiées. des bêtes. animaux sans loi qui jouent avec le danger. mickey maître de leur destin, lui qui peut dompter, décider, supprimer, tuer. club ou pas. c'est comme ça.

mais y'a l'autre sauvage qui l'aguiche, là, devant lui. l'air assurée, confiant, et tout le reste. c'en est presque ennuyeux. toutes les mêmes, toutes à vouloir passer sous le bureau pour après demander des faveurs, se sentir privilégiée. elles ont toutes tenté, toutes abandonné. et c'est pas cette enfant brune au corps parfait qui va tout faire changer. même si ses yeux transpercent sans gêne, les pupilles en alerte. même si son corps est un appel au désir, un échappatoire à la solitude. même si elle force, se rapproche, tente de trop jouer. elle va perdre. et se perdre avec. laissée avec le néant dans sa vie. elle sursaute, la gamine, quand il serre son poignet. il étouffe un rire prévisible, mickey. elle est fragile, p'tite brune. c'est encore une de ces pétasses qui ont cru pouvoir réussir, qui ont cru qu'il y aurait quelque chose pour elle à la sortie du bahut. qu'on les attendrait bras ouverts, qu'on les guiderait. surprise, chérie. rien qui attend. c'est encore une de ces filles aux joues rosées qui sortent un peu trop souvent, qui croient pouvoir faire avancer le temps. pour trouver du plus beau, pour rêver un peu trop. une pute capricieuse qui connaît pas le mot 'non'. mais la réalité c'est pas ça, tu décides pas. on dicte ta vie, ta manière de tout gérer. quand t'es une traînée, le choix se pose pas. tu fais ce qu'on te dit, sinon tu le regretteras.
elle est déterminée. il peut le voir sans ses yeux océans, mick. voir les flammes monter, les pupilles s'embraser. il peut progressivement déchiffrer le mystère de son sourire en coin, doucement en train de se montrer. ce sourire qui se croit tout permit, qui essaie de convaincre l'âme à l'intérieur qu'elle peut tout tenter sans danger. "t'as d'la chance, j't'offre justement une occasion de bien me connaître." elle insiste sur le bien, la poupée brisée. débutante. délivrant sa main de l'emprise de mickey, elle le fixe avec ce mécontentement presque ridicule. et directement, se jette sur lui, un bras sur le torse du brun, et l'autre, à l'entrejambe. elle le pousse contre le mur, d'une force presque étonnante pour une gamine dans son genre. il s'y attendait pas trop, mike, et il va pas dire que ça lui plaît pas, un peu d’agressivité. mais là, elle le cherche, l'aguiche, alors qu'il dit d'emblée qu'elle doit se raviser. elle garde ce sourire à la con qui s'élargit, qui essaie de prouver qu'elle est en supériorité. elle force, la catin. force sa main, la serre encore, jusqu'à faire monter en lui les sens interdits pour lui ici. il se mord la lèvre, mickey. discrètement, mais assez pour le lui faire remarquer. puis la brune dévoile son décolleté nu, abaisse le haut de son peignoir, se dévoile un peu plus. et elle le lâche, enfin. les yeux toujours brûlants d'envie. "de toute façon, t'es comme tous les autres. t'es incapable de soumettre la plus sauvage de tes tapins." audacieuse, sans-gêne, spontanée. il les aimes comme ça, mickey, mais pas elle. mick, il aime les femmes qui sont pas ses employées. il préfère l'inaccessible, viser toujours plus haut à chaque fois. et elle, la misérable, qui s'offre comme un déchet. comme ce qu'elle est. déchet de la nature qui s'est perdu dans les méandres de l'illégalité.
faut pas jouer avec mike. le brun, il agrippe la gamine, d'un coup sec et violent, parce que y'a que comme ça qu'elle peut comprendre. il la prend à la gorge d'une forte poigne sans pitié. la plaquant contre le mur d'en face qui a manqué de flancher. elle sourit plus, la belle. "j'vais t'expliquer plus clairement. t'es ma traînée, c'est moi qui décide de c'que tu fais." son visage se rapproche du sien, sa main se serre d'avantage sur le cou. son cou, où il y découvre une épaisse marque couleur sang au creux de celui-ci. putain de suçon. il la relâche violemment, la vulgaire. sa tête cogne la tapisserie, elle retrouve son souffle. et il rit, mickey. "va en sauter d'autres. t'es bonne qu'à ça."

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Jeu 5 Nov - 22:14


the sound of that night
mickey & solveig

d'un coup, elle semble si loin de l’agitation. loin de la sale principale, loin des stripteaseuses qui tournent autour des clients, des barres de pooldance, au fond, quelle est la différence. loin de la musique de mauvaise qualité, de l'air moite, de l'air qui sent la sueur, le sexe, l'alcool. loin des regards avides, loin des liasses de billets qui aguichent l’œil des tapins. elle est loin du cœur de l'enfer, et pourtant, ce n'est pas plus agréable. il ne l'est pas. il est peut-être pire. parce qu'elle devrait avoir peur de lui, parce qu'elle devrait le fuir comme la peste. lui, lui et son sourire malsain, lui et ses yeux qui brillent d'illégalité. la verité, c'est qu'elle a peur, solveig. qu'elle crève de trouille. mais qu'elle est trop fière pour faire demi-tour, pour baisser les yeux et dire j'laisse tomber, ça vaut pas le coup. parce qu'elle aime jouer avec le feu, que la sensation de brûlure est addictive, que la douleur réveille une frénésie dangereuse. alors oui, il lui fait peur, avec ses yeux azur, avec sa carrure, avec tout ce qu'elle suppose et tout ce qu'elle n'ose supposer. elle frissonne lorsqu’elle s'approche de lui, maintenant qu'elle a réussi à s'libérer de sa poigne. son sourire dévoile ses dents carnassières, parce que oui, elle aime jouer, elle aime moins perdre, mais c'est les règles du jeu. c'est quitte ou double, princesse. seulement, tant qu'elle s'est pas écrasée, tant qu'elle a pas échouée, elle continue la gamine. elle veut jouer. alors elle le plaque contre le mur, d'une main experte, viens réveiller doucement, légèrement les désirs enfouis de l'homme. il se mord la lève. avantage pour la louve. qui connaît bien le jeu. trop bien maintenant. son sourire s'agrandit encore, dans ses yeux brillent la flamme de la victoire. alors elle prend confiance, trop confiance. elle se recule, le libère. libère sa proie à l'agonie, plus proche de céder que jamais. elle s'adosse au mur, dévoile son corps, mais il s'en tape. elle n'a plus le contrôle, elle vient de commettre l'erreur. il se rapproche, regard indéchiffrable. la brune, elle se rend compte de sa connerie trop tard. elle se redresse, tente de s'écarter du mur, tente de fuir discrètement. mais c'est trop tard, il est trop proche, trop imposant pour qu'elle ne puisse faire quoi que se soit. dans un espoir, elle laisse sa main divaguer vers son bas-ventre, dans l'espoir, de l'interrompre dans sa course. arrête d'être naïve, tu sais bien qu'ça va pas marcher. parce que t'es trop confiante et qu'il est trop. trop. ouais, tu connais bien c'petit jeu, de séduire d'aguicher. mais t'as sous-estimé ton adversaire. lui, il l'connait mieux que toi, c'jeu là. avec son regard bleu, avec ses pupilles brillantes, avec son regard mauvais. qui n'annonce rien de bon, rien d'bon pour la tapin, qui ne voulait que plus d'argent. rien de bien méchant dans l'fond. sa large main, sa main d'homme, attrape son frêle cou. son petit cou de moineau. tout frêle. récemment marqué au fer rouge par un autre homme. la louve se retrouve contre le mur, la main de l'homme qui serre son cou, bloque lentement. insidieusement. sa respiration. l'empêche lentement d'inspirer. ses grands yeux s'ouvrent. ses pupilles se réduisent au néant. perdues dans un océan bleuté. son sourire s’efface. sur la pointe de ses pieds nus, elle tente de se soustraire à la pression. tente de faire circuler à nouveau l'air dans ses poumons. sa main vient attraper son poignet. ses ongles s’enfoncent dans sa chaire, férocement. ses pupilles s'allument d'une lumière nouvelle, malsaine. pour masquer sa peur, elle s'efforce de sourire. méchamment. "j'vais t'expliquer plus clairement. t'es ma traînée, c'est moi qui décide de c'que tu fais." elle pourrait lui cracher à la gueule, là maintenant. parce qu'il la répugne, parce qu'elle le dégoûte. parce qu'elle n'aime pas ce qu'il affirme. même si c'est vrai. elle sourit. même avec des difficultés pour respirer. c'est l'ironie qui couvre ses traits.
elle sent son souffle, qui se mêle au sien. elle sent sa chaleur, son parfum. son corps près du sien. de sa main libre, elle vient caresser son visage. avec une provocatrice tendresse. elle en est que plus insupportable, la gosse. on a envie de la frapper. parce qu'elle est venimeuse, parce qu'elle crache son poison sans vergogne. sans frémir. elle sent bien, que sa main autour de sa gorge, ne peut plus y rester dans chose. déjà ses jambes commencent à flancher. elle se sent presque faible. trop mal. ça doit cesser. elle pense, autant qu'elle peut, pour y mettre fin. ravale sa fierté. sa main atteint facilement son bassin. peut atteindre une fois de plus, son objectif. ses doigts se glissent entre les couches de tissu. d'une façon pressante. pour masquer sa douleur. ses poumons en feu. son corps douloureux. elle caresse tente d'aguicher. tente, une dernière fois, de l'arrêter dans sa course folle.
- arrête de faire ta tapette. tu peux pas agir comme un vrai mec ? ouais, elle cherche la merde. ses yeux dérivent vers son cou. semblent y découvrir le suçon. la marque que l'autre sale a laissé sur sa peau translucide. ça le fait presque sourire, de la voir marquée d'la sorte. de la voir salie. sa main, enfin, la libère. sa tête heurte le mur. le bruit résonne dans son crâne, dans ses tympans. dans son corps entier. des taches noires, s’impriment dans son regard, durant quelques secondes. mais elle est libre de respirer alors elle inspire, remplit ses poumons d'oxygène, autant que possible. et il rit, l'autre devant elle. la gamine porte une main à son cou. qui risque d'être rouge demain. qui une fois de plus sera marqué par un homme. elle récupère bien vite sa mine moqueuse, orgueilleuse. comme un masque que l'on enfile à nouveau. "va en sauter d'autres. t'es bonne qu'à ça." d'habitude, il lui en faut plus, pour blesser la brune. mais là, elle sent l'acide de la réplique s'enfoncer en elle. comme une épée chauffée à blanc. c'est douloureux. une grimace mauvaise déforme sa gueule de louve.
elle se décolle du mur. s'approche de lui. remet sur ses épaules son peignoir, sans le fermer néanmoins. sa langue passe sur sa lèvre. elle plante son regard, hargneux, dans celui de son patron. elle veut le frapper. elle veut qu'il arrête de sourire. de rire. alors, solveig, elle réfléchit pas trop, elle se laisse emporter par la louve. par celle qui se moque des conséquences.
la main de la brune, elle part dans les airs. vite, fort. elle atterrit contre la joue du mac. vite, fort surtout. ça claque, aussi fort qu'elle peut. sa tête part un peu sur le côté. elle aime bien sentir, sa peau contre sa main. le bruit sourd du claquement. la colère qui pulse dans les veines de la brune. ses pupilles qui brillent de haine. elle a l'impression, que plus personne ne parle. qu'il n'y a plus de bruit, plus de musique. mais c'est juste ses oreilles qui bourdonnent.
- va t'faire enculer. j'suis peut-être ta pute mais j'serais jamais ta soumise, tu décideras jamais à ma place.
qu'elle lui crache, méchamment. rebelle. insoumise. c'est ce qu'elle est et pourtant, elle voudrait bien qu'il essaie, d'la faire plier. d'la soumettre.
elle se dit, qu'il va la cogner. très probablement. que son sang va tacher les murs, ses vêtements. probablement. qu'elle sortira du club en titubant. ou peut-être pas. peut-être, qu'il va frapper trop fort. sans le vouloir ou en le voulant. que sa tête va cogner un peu trop fort. qu'il va peut-être la tuer. ici. ce soir. parce qu'elle regrette presque, solveig. son geste va lui coûter cher, très cher. ses poings, ils vont s’abattre sur le visage délicat, y laisser des ecchymoses. des bleus. sa chaire va s'ouvrir. saigner. elle frémit, de peur. d'appréhension. mais pourtant, elle a c'regard. celui qui provoque, toujours plus. qui dit, baise-moi, si tu l'oses. frappe-moi, si tu l'oses. et il va oser, elle en est certaine. parce qu'elle a la tête haute. le regard hautain, méprisant. le sourire aux lèvres. alors, c'est certain, il va oser. elle n'attend que ça, la brune, qu'il ose.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Dim 8 Nov - 1:52

(the sound of that night)
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provocatrice. joueuse. inconsciente qui se confronte de trop au danger. aucune mesure de la réalité. elle croit tout savoir, tout dominer. mais tout ce qu'elle sait dominer, c'est des saletés de clients en rûte, et ça, c'est pas vraiment une fierté. elle croit qu'il suffit de passer un coup de langue sur ses lèvres usées pour tout remporter. les faire s'aligner derrière elle, les beaux billets débordants de leurs mains salies par l'interdit. et ça la fait encore plus sourire, cette sensation de vaincre. mais rien. elle est bonne qu'à faire la traînée, la pauvre poupée. elle fait partie de ces gens qui ont le visage couleur honte et la peau éraflée, fatiguée. et toujours les lèvres positives, parce qu'elle doit continuer.
sa tête heurte le mur, et la belle, elle grimace, elle sent cette supériorité bidon qui trônait dans son esprit descendre d'un étage. elle l'insulte, le cherche, n'abandonne pas. ça lui plaît pas, à mick, mais à la fois, cette situation l'intrigue de plus en plus, attise sa curiosité. il a envie, au fond, de voir jusqu'où elle est prête à aller. ce qu'elle est prête à supporter. si elle arrivera à passer outre mickey. lui qui se tient devant elle, un rire mesquin s'échappant de ses lèvres maudites. il rit de la voir reprendre son souffle, se tenant la gorge d'une main tremblante, aussi blanche que tâchée d'impureté. ça dure un moment. elle prend de grandes bouffées d'air chaud, presque infâme qui se fait sentir dans le club. son visage pâle reprend de la couleur, les joues se rougissent de haine mélangée à l'excitation. parce qu'elle a aimé ça, au fond. elle qui est habituée à se mettre au dessus, à gérer la situation, baiser la routine. elle est brusquée par mike, comprend au fur et à mesure à quel personnage elle est en train de se confronter. et c'est justement pour ça qu'elle continue, toujours plus loin. pour le tester, se tester aussi. souffrir, se souvenir. que ça reste gravé dans sa mémoire pour des années. baiser le patron. le faire céder. le rendre fou d'elle, jusqu'à ce que lui, et même elle, se peuvent plus s'en passer. piège incontrôlé.
la tension, le silence demeurent complet. il savoure, mickey. du fait qu'elle se tient de la sorte, affaiblie. ce n'est que le début, qu'il se dit. parce que c'est jamais terminé avec mike, pas quand il l'a pas décidé. elle a décidé de jouer ? elle va perdre. et en plus de ça, elle devra payer à sa manière. supporter ses pensées hantées par l'effroi, la culpabilité. supporter le nuage de tempête au dessus de sa tête, qui ne part jamais. supporter ce qu'elle a désiré.
elle s'approche encore, la rebelle. remet son peignoir, couvre des épaules fragilisées. et elle recommence. reprend ce même regard perçant. ce même sourire poignant. à croire qu'elle veut rejouer la scène, faire en sorte que mick aille plus loin. toujours plus loin. mais ce sera peut-être pas ce qu'elle veut vraiment, la catin. bam. la tête qui vrille un coup à droite, un léger bourdonnement qui s'élève et qui monte à la tête. pour le coup, il s'y attendait pas. il pensait pas qu'elle allait oser, la traînée. une main de gamine dotée d'une force qui le surprend un peu, qui brusque les sens. comme si d'un coup, le monde n'est plus rien. seulement le néant et eux deux, la rage au cœur, la haine dans les yeux. ils brillent fort ses yeux, à la gamine. autant qu'une flamme gigantesque, qui danse et qui s'amplifie encore et toujours. "va t'faire enculer. j'suis peut-être ta pute mais j'serais jamais ta soumise, tu décideras jamais à ma place" sauvage qui cherche à se prouver. insolente. il la connaît même pas mike, mais il la déteste déjà. et elle le fascine un peu, à la fois, mais ça, il l'avouera pas. surtout pas. la faiblesse n'est qu'un fardeau trop lourd à porter, il en veut pas, mickey. le brun, il serre les traits, rend son visage plus froid, plus dur. méchanceté pure qui commence à lui monter à la tête, à l'embrouiller plus qu'il ne le faut. il la fixe, la scrute, d'un regard plus que malsain. il perce de trop ses yeux pleins d'audace, son minois enjoué qui réalise pas encore réellement. "tu tiens vraiment à jouer à ça avec moi ?" bien sur qu'elle y tient. pourquoi elle resterait plantée là, sinon. c'est une bête de la nature. qui se nourrit de souffrance, d'addictions maladives. qui rêve de plus d'aventure, de plus d'interdit. de tentation, de violence. elle va l'avoir, la violence. parce qu'elle va continuer.
sans pitié, sans réfléchir, il attrape ses épaules de ses deux mains. sa joue lui lance encore des picotements désagréables. ces bruits qui transpercent, qui remontent jusqu'à l'esprit. ça laisse pas place à la réflexion. alors mick, il se pose pas de questions. il soulève le poids plume, la pousse, la jette au sol aussitôt. d'un coup sec et pas calculé. elle tombe sur le côté, n'arrive pas à se rattraper. la tête frappant cette fois le sol. une tentative, la main qui essaie de freiner la chute. il entendrait presque ses phalanges craquer, mike. ses os se briser petit à petit. se fracturer de l'intérieur. sa chevelure rebelle s'emmêle dans son visage, cache son regard, la honte qui suit avec. il monte encore plus en rage, mickey. il bouillonne, ses poings sont flammes indomptables. plus rien ne les entoure. seulement deux âmes qui osent de trop, qui cherche à avoir le dessus sur l'autre. bataille commencée, qu'il espère gagner, comme il l'a toujours fait. alors quand elle semble vouloir se relever, la brune, il se rapproche, mike. il s'accroupit, agrippe d'une main le peignoir presque inutile, à moitié sur elle. il le tire vers lui, serrant de son autre main ses cheveux encore humides. le regard haineux, qui ne flanche pas, ne dévie pas. qui ne fait que persister. "tu veux me tester, ma jolie ? tu crois pouvoir y arriver, t'y crois, hein ? mais qu'est-ce que t'es capable de faire ? rien. t'es minable, t'es qu'un déchet." mots qui heurtent, qui sortent de travers, n'ont pas vraiment de sens. mais, qui allient désir et interdit, dégoût et envie. quelque chose d'indescriptible, de dur, de violent. cette fille, c'est qu'un jouet. mais il commence progressivement à perdre le contrôle, mickey. il part au quart de tour, se sent plus penser. y'a que cette putain de brune devant lui qui prend de l'importance dans le moment. sale inconsciente, qu'il mènera à néant.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Dim 8 Nov - 22:00


the sound of that night
mickey & solveig

y'a son sourire sur ses lèvres rouge sang, ce putain de sourire qui veut dire beaucoup trop de choses, qui laisse supposer, qui ne laisse place qu'à une petite hésitation. y'a son regard, ses yeux de louve qui fixent le mac, avec une envie à peine masquée, qui annonce beaucoup. beaucoup trop. beaucoup d'assurance, de confiance, d'envie. mais elle a pas peur, la catin. pas encore, du moins, parce qu'elle est trop certaine de pouvoir le faire céder. mais déjà, elle est surprise, alors que la partie ne fait que commencer. le jeu s'annonce difficile, douloureux. c'est presque suicidaire de continuer, parce qu'elle ne le connait mais que les gars comme lui, on a pas envie de les approcher de trop près. parce que souvent, ce genre de gars laisse des cicatrices, des plaies béantes avant même que l'on ne s'en rende compte. elle le sait, elle connait bien les mecs dans son genre. mais elle continue, solveig, parce qu'elle a besoin de c'ptuain de pognon, parce qu'elle veut pas passer sa vie ici. elle l’aguiche, trop confiante, parce que ça marche. ça marche toujours cette technique, et il lui laisse croire que ça suffira, son petit jeu de mains. alors, elle se recule, dévoile son corps à son regard carnassier, qu'elle pensait carnassier. grossière erreur, faute de débutante. elle va en payer les frais, mais elle s'en rend compte trop tard, car déjà, il est proche d'elle. la seconde suivante, il a sa poigne, masculine, qui impose, qui empêche de protester, de répliquer, autour de son cou. il serre, inflexible aux ongles qui s'enfoncent dans sa chaire. la gamine, sur la pointe des pieds pour limiter la casse, elle manque d'oxygène. y'a ses jambes qui flanchent déjà, y'a son coeur qui s'emballe et son cerveau qui déconne. elle arrive plus à penser, elle arrive juste à le regarder, avec ses yeux bleu qui veulent le transpercer, de sa haine. puis, enfin, il la libère. non sans faire cogner avec force son crâne contre le mur. en même temps que la louve retrouve son souffle, elle ne peut retenir une grimace de douleur, en portant sa main à son cou. sa tête entière la lance, par vague, elle se laisse submerger par la douleur. le souffle court, elle regarde, avec agressivité alors qu'un rire sarcastique s'échappe de ses lèvres. qu'il rigole, elle sait bien que ça finira pas en sa faveur. c'est certain, parce qu'elle va pas s'arrêter, la brune. même si, tout ça, va lui coûter cher, qu'elle va le regretter un jour. elle est trop têtue, trop bornée. c'est insupportable, mais elle peut pas s'empêcher de chercher la merde, toujours un peu plus.
pendant de longues secondes, elle reprend son souffle, dans la moiteur du club, dans cet air saturé par l'illégalité et l'odeur de sexe. elle le fixe, presque tremblante. ses prunelles sont enflammées d'une hargne sans limite, qui la pousse, à s'approcher. ouais, elle dément pas la gosse. pas après ce qu'il vient de lui dire, parce qu'il la provoque et que pour une fois, sans qu'elle ne puisse savoir pourquoi, ça la touche. elle aime pas, qu'on lui dise la vérité en face, c'est comme ça, elle y peut rien. elle fait un pas vers lui, l'air louve, l'air méchante, l'air mécontente. elle a remit son peignoir sur ses épaules, sans trop savoir pourquoi. tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle a envie qu'il perde son sourire d'sa gueule de bad boy. parce que ça la rend dingue. parce qu'elle aime pas qu'il se foute de sa gueule, solveig. ça tangue un peu dans son crâne, sous ses pieds. un peu bancale, elle s'approche. mais avec force, elle balance sa main dans sa gueule. ça fait clac. y'a sa tête qui part sur le côté et un sourire au milieu de la face de solveig, lui il sourit plus trop. dans ses yeux, à solveig, y'a toute la rage du monde, la peine qu'elle renferme dans son cœur, le dégoût pour le genre humain, pour lui, pour son frère, pour sa vie, pour tout ce qu'elle est et encore plus pour tout ce qu'elle n'est pas. ça la prend à la gorge, ça lui donne une mine hargneuse, dans ses yeux, ça brûle de rage, de haine. y'a ses pupilles qui vacillent et ses poings qui se serrent. parce qu'elle sait. qu'il va la frapper, parce que c'est pas le genre d'homme qui respecte les femmes. nan, c'est le genre de gars qui s'en moque, de savoir dans quel état, elle va rentrer chez elle ce soir. il va juste la cogner, c'défouler sur son corps de princesse. puis il va la laisser, au coin d'une ruelle sombre, dans une pièce glauque, en sang. il va peut-être la laisser pour morte. parce qu'il s'en tape. ça se voit dans ses prunelles, parce qu'il a son regard rivé sur elle. malsain, perçant, violent. "tu tiens vraiment à jouer à ça avec moi ?" son visage est fermé, son regard perçant. comme s'il voulait s'assurer qu'elle sait dans quoi elle se lance. mais ouais, elle veut jouer avec toi, jusqu’à ce que tu perdes et que tu t'en bouffe les doigts. jusqu'à ce que tu deviennes accro à ta propre pute. c'est ça qu'elle veut. et elle veut remporter la partie, le faire plier à ses désirs. elle lève la tête, hautaine, méprisable, méprisante. parce que, ça veut dire, que ouais, elle veut jouer. qu'elle a pas peur parce que solveig, même si ça fait mal, fatalement, ça lui plait. un peu trop pour que se soit sain et normal. elle aime bien se battre, pour donner des coups, pour en recevoir. parce que c'est grisant, addictif. pire qu'une drogue. parce qu'un jour, elle va s'y perde mais qu'elle peut pas s'empêcher, d'adorer ça. la douleur. les coups. le sang qui gicle, qui tache les esprits. alors, quand il attrape ses épaules de ses larges mains et que de son regard noir, il l'observe, c'est à peine si elle frémit. sa poigne est forte, imposante, douloureuse, un peu. elle continue de le regarder, elle baisse pas les yeux. il lui en faut plus, à la gosse. elle se sent soulevée, avec facilité. elle fronce un peu les sourcils, encore une fois, elle comprend trop tard ce qu'il va faire. elle ouvre la bouche, mais encore une fois, c'est trop tard. c'est son dos qui cogne le mur, sa main qui tente de s'amortir de choix, vainement, et finalement, son crâne qui cogne contre le sol carrelé. vainement, sa main se retourne, cogne à son tour contre le sol. la douleur irradie dans son bras. ses paupières sont lourdes. elle se sent flotter, piégée dans un brouillard opaque. sa vision floue tombe sur l'homme, debout devant elle. ce sourire immonde sur les lèvres. les cheveux devant les yeux, elle fixe le sol, trop loin de ce monde. trop loin de la réalité. ça brûle, dans sa tête, dans son bras. elle ouvre avec difficulté son poing, articule en grimaçant ses doigts qui ont frappés misérablement le sol, s'écrasant dessus ridiculement. la douleur remonte dans son bras, dans son dos, circule dans son corps. le sang qui bat dans ses tempes. elle porte une main tremblante à son crâne. elle relève les yeux, s'appuie sur son coude. masquant sa douleur, haineuse, à nouveau. mais alors qu'elle va pour se relever, il s'accroupit, la force à rester au sol. il pense pouvoir la dominer parce qu'il l'a envoyé au tapis une fois, mais il se trompe, solveig, elle s'arrêtera pas de se battre contre lui, tant qu'elle pourra, tant que son cœur battra. une goutte de sang s'écrase contre le sol, immaculé et pourtant crasseux. une deuxième. une troisième. elle s'en tape, relève la tête, plante son regard dans le sien. plante ses cristaux océan dans les siens, brûlant de mépris, de rage aussi. sa main accroche le tissu qui ne recouvre plus son corps. elle s'en moque, elle se moque d'être nue devant lui, de lui montrer sa peau, ses courbes, ses formes. s'il pense que ça change quelque chose. il le tire vers lui, achève de découvrir son corps de princesse, de pute. y'a pas une grande différence. il plante son regard dans le sien, il est violent, il est méchant, il est glacé. la flamme dans les yeux de solveig, redouble d'intensité quand il attrape sa crinière dans son poing. il pense pouvoir la maitriser comme ça, il pense que ça change quelque chose. il est minable, il est pathétique. il dégoûte, il la dégoûte. lui donner envie de lui crache à la gueule, parce qu'il est proche d'elle. parce que la louve s'est approché de lui, pour qu'il sente son souffle brûlant, elle a renversé un peu sa tête en arrière, pour se soustraire un peu plus de sa poigne. "tu veux me tester, ma jolie ? tu crois pouvoir y arriver, t'y crois, hein ? mais qu'est-ce que t'es capable de faire ? rien. t'es minable, t'es qu'un déchet." y'a un rire qui s'échappe de sa gorge. parce que ouais, elle est rien. mais lui, lui il est quoi ? pas grand chose de plus qu'elle. pas de quoi être fier en tout cas. parce que c'est le plus grand déchet de cette planète, parce que c'est un raté qui s'est cru au dessus de tout le monde. elle se redresse un peu, en position assise, plus ou moins. de ses lèvres, elle frôle les siennes. ses yeux ne quittent pas les siens, la louve au front ensanglanté, avec son regard glacial et hautain. sa gueule de louve, qu'on a envie de claquer, d'exploser contre le mur, pour lui faire quitter son petit sourire à la con. - mais putain, c'est toi l'pathétique dans l'histoire. c'est tout c'que t'as à dire ? c'est tout c'que t'as à faire ?
y'a ses beaux yeux qui brillent, dénudés de rage. c'est juste de l'amusement, du mépris. c'est juste pour l'énerver, encore un peu plus, toujours un peu plus. parce qu'elle aime provoquer, elle aime le chercher, elle s'en tape des conséquences, de c'qu'il peut bien lui faire, parce qu'au pire, elle meurt. elle se dit, la brune, que ce serait pas le pire qui pourrait lui arriver, ce serait p'têtre mieux pour tout le monde, moins de difficultés pour tout l'monde. alors, devant lui, nue, la poitrine dégagée, les yeux malicieux, provocateurs, joueurs, elle le fixe. puis elle en a marre, d'attendre qu'il réagisse. même si son silence n'a duré qu'une poignée de secondes, elle se lève. il la laisse faire, enfin, elle force sur sa main qui retient ses cheveux, jusqu'à ce qu'il la lâche. ses jambes tremblent un peu, elle sent sa plaie brûlante, douloureuse. son bras, son corps engourdit, ankylosé. sa peau sensible, son crâne lourd. elle cligne des yeux, pour masquer son malaise. il est debout, devant elle. alors, y'a un sourire carnassier qui s'dessine sur ses lèvres, une pointe de rage qui s'illumine dans ses yeux. parce que merde, il la dégoûte, vraiment. parce que tout, chez lui, lui donne envie de gerber. alors de ses deux mains contre son torse elle le pousse avec force, enfonce ses ongles dans sa peau recouverte par le tissu. y'a plus de sourire sur son visage, simplement du dégoût, de la rage. elle est presque bipolaire, la gamine. - en plus, tu frappes vraiment comme un suceur de queues. sa langue claque, son venin se répand alors qu'elle le pousse une nouvelle fois après avoir fait un pas dans sa direction. elle cherche à foutre le feu aux poudre, elle le cherche et elle veut le trouver. c'est compulsif, addictif. c'est dangereux, elle va y laisser des plumes la belle. mais c'est trop tard pour faire demi-tour. tout c'qu'elle peut faire, c'est rester plantée devant lui, le regard farouche, les bras croisés sur sa poitrine nue. son corps appelant le sien, sa finesse appelant la violence, son sourire appelant la mort.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Ven 13 Nov - 21:01

(the sound of that night)
- i can't help this awful energy -

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ses cheveux bruns humides ne s'échappent pas de ses doigts durs d'acier. il la serre de toutes ses forces, d'une poigne sans pitié. basculant sa tête vers l'arrière, l'empêchant un peu plus de respirer. puis un léger rire. son rire. sortant de ses lèvres qui se colorent d'un sang meurtri. son visage sale, trop sale, qui se ternit un peu plus. qui s'enfonce encore du côté obscur, qui relève presque du dégoût. et mickey qui serre les dents, qui affiche un sourire trop meurtrier. parce qu'elle croit pouvoir tout supporter, la traînée. elle pense pouvoir y arriver, parvenir à ses fins. débutante. provocante. trop de choses à la fois. elle pue la haine, transpire d'envies trop malsaines. déchet de la nature. sale gamine qui ne mérite rien de bon. qui pense qu'à une réussite bidon. réussite future déjà vouée à l'échec. au diable. parce que se dresser contre mike, c'est faire face à un démon qui ne pardonne pas, jamais. qui pousse toujours plus loin tant que ça lui plaît. et qui hésites pas à faire mal quand l'envie lui prend de tout arrêter.
elle entreprend un rapprochement brusque et forcé. tout près de mick, l'air audacieux. il a toujours le poing dans sa cascade brune, les yeux glacés grands ouverts de méchanceté braqués sur ceux brûlants de l'employée. son souffle à elle le heurte de plein fouet. il est chaud, bouillant, enflammé. le genre qui mélange désir et atrocité. le genre dont mickey n'est pas habitué. celui qui le fait légèrement flancher, et qui brouille l'esprit. cet esprit qui se remplit petit à petit de pensées alliant perversité et folie. il peut sentir un bref instant ses lèvres salies et expertes effleurer les siennes, pour enfin venir prononcer des paroles qu'il refuse d'enregistrer. "mais putain, c'est toi l'pathétique dans l'histoire. c'est tout c'que t'as à dire ? c'est tout c'que t'as à faire ?" avec toujours ce regard d'océan déchaîné. si clair, et si sombre à la fois. que de mauvais sentiments grouillent dans ses yeux bien trop bleus pour exister. puis ce corps dénudé, bien trop souvent exploré. il se force à pas le regarder, mickey. bien que l'envie lui prend, il résiste, reste ses yeux rivés sur ce visage couleur dégoût. sur sa mine changeante, l'étourdissement brouillant ses expressions.
il détache sa poigne, se recule un instant. explore ce corps fébrile tenter de se relever. ses genoux écorchés qui se dévoilent, ses pieds abîmés, ses jambes tachées. qui se dressent difficilement. qui tentent, qui essaient. qui semblent même flancher, trembler, tanguer par moments où l'appui est pas suffisant. le sol dur et craquelé se voit parsemé de gouttes rouges éparpillés. une. deux. trois. puis des dizaines, ça sert plus à rien de compter. le regard de la brune brouillé par des mèches mouillées dévie, se porte sur ses phalanges ensanglantés. sur ses paumes trop fatiguées. et il la regarde le sourire aux lèvres, mike. il la fixe pendant qu'elle se dresse, jusqu'à ce qu'elle parvienne enfin à tenir sur deux pieds. elle est face à lui, ne sourie plus. comme si tout jeu s'envole de ses pupilles brûlées. comme une gamine qui veut contrôler la réalité pour que l'avantage lui soit retourné. comme si qu'elle allait assurer.
la rage vient teindre ses traits. ça lui prend aux tripes, et elle s'avance vers mick pour le bousculer. "en plus, tu frappes vraiment comme un suceur de queues." elle le pousse encore, ne semble plus vouloir s'arrêter. arrêt net de mickey. il efface son sourire pour lui pendre une nouvelle fois les poignets. il vient la bloquer tout proche contre lui, faisant en sorte qu'elle ne puisse plus bouger. "sale pute. t'as conscience de rien. t'as aucune idée de ce que j'peux faire. alors t'obéis, où j'finirais par tellement te cogner qu'on sera même plus capable de te reconnaître." voir son sourire disparaître fait à nouveau renaître le sien. mais c'est un sourire plus mesquin, plus pervers, plus malsain. tout ce qu'il y a de plus mauvais, de plus destructeur. il la dégage de son torse d'un coup sec et direct. la bouscule d'une force telle qu'elle manque de tomber. puis il avance, plus, encore plus. attrape ses cheveux au passage. balance sa tête humide dans le couloir, pour la faire avancer aussi. douceur inexistante. aucune pitié. juste des poignes bien calculés, et tout mit en oeuvre pour qu'elle puisse pas reculer. l'homme d'acier. des pas décidés. et la traînée, les jambes hésitantes, à deux doigts de finir brisées. il la force. n'hésite plus. elle tente de s'échapper, en vain. il la frappe plusieurs fois pour l'obliger. son visage virevolte et semble toujours le même, seulement plus ensanglanté. le rouge ruisselant de la plaie de son crâne, coulant jusqu'au bas de son visage. effet destructeur. mickey qui ne sourit plus, qui n'affiche qu'une mine livide et vidée de toute humanité.
le bureau. l'office du boss, là où sont signés des papiers foireux, des contrats voués à la perversité, à l'exploitation de putes en manque d'argent. pièce aux recoins sales, poussiéreux. endroit qui respire le malsain, qui fout des hauts le cœurs, mais qui plaît à mickey. mais il réfléchit plus, là, mike. il a le regard tellement perçant qu'il en devient vide, le néant. sa vision devient floue de rage. en plein état second. il la bouscule une dernière fois. assez pour qu'elle finisse par vraiment s'éloigner de lui. "c'est fini pour toi, ma belle." clac. bruit de clé qui verrouille la porte. fenêtres condamnées. aucun échappatoire pour la sauvage. comme une lionne qui finit honteusement en cage.

☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆. ☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Dim 15 Nov - 16:55


the sound of that night
mickey & solveig

ça tangue. sous ses pieds, devant ses yeux. y'a le couloir qui se déforme, le sol qui se creuse. c'est d'abord sa main autour de son cou, puis ses mains contre ses épaules. puis c'est solveig au sol, solveig fragilisée. et ça tangue. alors que sa vision devient floue, que son cou est brûlant et que son front est ouvert. à cause de lui, à cause de son orgueuil, à solveig. parce qu'elle pensait pouvoir le battre, à c'jeu là. mais elle a pas réfléchit aux conséquences. elle était tellement certaine de gagner, après tout. et le pire ? c'est qu'elle le pense toujours. parce que même au sol, avec ce sang qui fuit de sa plaie, qui se répand au sol, qui tache un peu plus cet endroit déjà bien trop sale, elle se dit qu'elle va gagner. qu'elle va pas plier, qu'elle va pas baisser les yeux, jamais. elle se moque, d'être nue devant lui, de ses yeux perçants, de son rictus satisfait, amusé. elle se moque de saigner, d'être blessée. elle se fout presque qu'il puisse la tuer. dans sa main, il a sa crinière brune. qu'il tire, qu'il serre. et solveig, qui tente de rester fière, digne, hautaine. qui le regarde avec ses yeux, ces yeux là. pleins de mépris, de rage, de dégoût. elle garde ses iris plantés dans les siens. elle montre pas sa douleur, même si, tout son corps est en proie à la souffrance. elle montre rien. putain de fierté. il tire un peu plus, elle renverse la tête en arrière. elle ricane, la gamine, parce que sa va sûrement plus l'énerver encore. puis elle se redresse, un peu. souffle son haleine brûlante près de lui, près de sa bouche. pour voir, avec plaisir, qu'il semble troublé. ou quelque chose qui s'en rapproche. ça fait grandir un peu son sourire. puis y'a sa main qui lâche sa crinière, qui la libère de son emprise de fer. alors, la gamine, elle hésite pas, elle se lèvre. avec difficultés. parce que sous ses jambes, le sol tremble. devant ces yeux, tout devient trouble. ces gestes sont maladroits, ses muscles endoloris. elle sent son sang couler, le long de sa peau blanche, elle voit le sol se couvrir de rouge. elle voit des gouttelettes de sang maculer son épiderme douloureux. y'a son crâne qui brûle, son cœur qui semble fatigué de battre, de se battre. mais elle est debout, la louve. bien droite sur ses jambes fatiguées. devant le mac, qui semble amusé, qui semble se moquer d'elle. de sa faiblesse. mais elle veut pas être faible, elle peut pas, elle ne l'est pas. elle a un rictus méprisant. parce que, de tous son corps, elle le déteste. le méprise. son regard se porte, un instant sur son corps nu. faible, misérable. vulnérable. sur sa main ensanglantée, sur le sol couvert de son sang. y'a la haine, celle qui fait frémir, celle qui fait trembler les corps les plus faibles. celle qui donne envie de tout casser, de tout tuer. de le frapper, de l'insulter. alors elle s'approche, fière, droite, forte. elle le pousse. une fois. deux fois. prononce ces mots. qui vont lui coûter cher, trop cher. mais elle s'en moque, elle voit que lui, elle sent que sa rage, que son dégoût. alors elle le pousse. l'insulte. se moque. y'a un grand sourire sur ses lèvres, quand il perd le sien. ça va pas durer. parce qu'elle est tout petite, parce que c'est une gamine, parce qu'elle est vulnérable, trop. y'a ses poignets qui disparaissent à nouveau dans ses mains. qui sont fait prisonniers. y'a solveig collée contre son torse. sa poitrine contre le tissu. les mains de l'homme écrasant ses bras. éclatant, sans sourcilier, ses veines, éclatant les cellules, les vaisseaux. réduisant à néant la peau ivoire de la louve. qui se contorsionne. tire sur ses mains. tente de se libérer. mais il serre trop fort. il a ce regard, trop méchant. trop vicieux. "sale pute. t'as conscience de rien. t'as aucune idée de ce que j'peux faire. alors t'obéis, où j'finirais par tellement te cogner qu'on sera même plus capable de te reconnaître." y'a sa gorge qui se serre, lorsque les mots parviennent à ses oreilles. lui coupent le souffle. l'empêche de respirer l'air saturé par l'illégalité. c'est ça, l'enjeu, solveig. fait pas genre tu savais pas. elle savait, elle sait. elle sait qu'elle ne peut plus reculer, que c'est trop tard pour faire marche arrière. qu'elle peut que assumer. y'a plus de sourire sur son visage, déjà trop abimé. juste une lueur dans ses yeux, indéchiffrable. un mélange de peur, de haine, d'appréhension, de mépris. un mélange de trop de chose. confusion. quand elle voit ce sourire. sur ces lèvres. un sourire qui fait trembler, qui fait peur. qui annonce la mort, la douleur. elle veut plus trop. plus trop subir. elle veut se battre, mais elle sait pas comment vaincre. elle est perdue la gamine. battue à son propre jeu. - va crever. j't’obéirais jamais. au même moment, il la libère. mais pas pour longtemps, elle le sait. elle manque de tomber. faible, trop faible, sur ses jambes de gamine. elle recule maladroitement d'un pas, de deux. elle le toise, alors qu'il s'approche. - alors va-y, met à exécution tes menaces. y'a un sourire sans joie sur son visage. le sourire triste, le sourire qui se dit, tant pis, j'aurais essayé. de vivre, un peu plus, parce que maintenant, faut assumer. alors elle attend, qu'il vienne la frapper, la tuer, peut-être. sûrement. elle masque sa peur, comme elle peut. il est trop proche désormais. il attrape à nouveau ses cheveux. il balance, avec négligence sa tête dans le couloir. elle manque à nouveau de tomber. elle tremble, de tout son corps, alors qu'il la force à avancer. de sa poigne proche de son crâne, il la fait avancer. encore et encore. sur ses jambes faiblardes elle tremble. elle veut pas le laisser gagner, se soumettre, le laisser la dominer. elle veut pas avancer, elle veut plus. elle a mal, elle grimace de douleur, une fois, deux fois. son rictus se fige. elle appréhende la suite. elle craint la suite. elle le regarde, il n'est plus lui-même. il n'est plus humain, il semble prédateur et elle ressemble à sa proie. elle se baisse subitement, espérant le faire lâcher, se retourne, à moitié. mais il lâche rien. et y'a son poing qui s'abat sur son visage. y'a un petit cri qui s'échappe de sa bouche, quand sa pommette reçoit le coup. elle résiste, elle se fait louve. elle se laisse pas faire, mais pourtant, elle a pas le choix. elle essaie, encore, de se soustraire à sa force, elle veut se tirer alors qu'il la conduit vers le néant. elle refuse. elle le frappe, maladroitement. avec autant de force qu'elle peut. mais c'est à nouveau un coup qu'elle reçoit. plus fort que le précédent. plus brutal. violence, douleur. elle sent sa peau à vif, sensible, douleur cuisante. elle peut pas le laisser faire, le laisser la traiter comme ça. il la traîne sans pitié, sans compassion. sans humanité vers un endroit qu'elle ne connaît pas, mais qu'elle suppose. un endroit ou personne ne l’endentera. elle l'insulte, de plus en plus, de plus en plus fort. en désespoir de cause, se met à crier. mais dans le club, les cris se confondent, entre ceux des putes, des clients. un cri de plus ou de moins. ça n'alerte personne. prise d'une frénésie, du désir de vivre, encore un peu, elle hurle, l'insulte. de ses poings elle le frappe. de ses ongles, elle le griffe. elle crache sa haine, sa rage. puis, une nouvelle fois, y'a sa main, son poing qui heurte son visage. plus fort, plus vicieux. sa tête part sur le côté. y'a des étoiles noires devant ses yeux, qui cachent sa vision, durant une seconde. y'a ses jambes qui flanchent, durant cinq secondes. elle sent ses yeux s’embrume, se couvrir d'un voile de larmes, larmes qu'elle refuse de laisser couler. y'a du sang qui coule, elle sent, le liquide chaud couler le long de son visage de gosse, elle voit le sang qui coule au sol, sur son corps nu. alors qu'il la traine, maintenant qu'elle s'est à moitié écroulé. mais elle peut pas, se laisser faire. y'a cette rage, cette volonté en elle. c'est ancré si profondément. c'est violent, dans son corps, c'est comme un feu, une flamme que l'on ne peut éteindre. alors elle se redresse. se remet sur ses pieds. ça fait mal, tout son corps, lui fait mal. mais elle serre les dents, fort. ils sont devant une porte, qu'elle reconnaît, vaguement. son bureau. merde, pourquoi ici. elle est un peu sonnée, la gosse, comme extérieure à la situation. il la pousse à l’intérieur. l'air mauvais, l'air chaud et humide agresse la brune. qui se redresse, tente d'échapper à cette odeur rance, cette odeur de sale, de perversité. il la lâche, enfin. elle retrouve un semblant de liberté. belle ironie. elle fait le tour de la pièce. une fois. une deuxième fois. cherche une issue, pour ce qui se profile. mais y'a rien, rien que l'air lourd et gras. puis le bruit, d'une porte qu'on ferme. à clé. elle sursaute la môme. elle n'y croit pas. il peut pas faire ça. elle s'approche, à grand pas de la porte. aussi vite que possible, les sourcils froncés. elle essaie, naïve. elle secoue, fébrilement la poignée. fermée. elle est enfermée. avec lui, et son regard perçant, pervers. sa respiration s'emballe. son cerveau s'emporte. elle recule avant qu'il n'ait le temps d'esquisser un geste vers elle. parce qu'elle veut plus, parce qu'elle sent la peur lui caresser la peau. elle frémit. recule, la respiration bruyante, la tête qui tourne. elle a peur de la suite. qu'elle connaît, qu'elle devine. elle sait qu'il va approcher, qu'il va faire ce qu'elle voulait. mais elle veut plus. son sang coule, moins. des plaies maculent pourtant son visage, ce ne sera que pire demain. elle recule, d'un pas de trop, sa tête heurte un mur, son dos nu aussi. elle gémit, doucement. elle sait, qu'elle ne devrait pas. parce que c'est un combat, une lutte. deux prédateurs qui s'entrechoquent pour savoir qui est le plus fort. elle sait, que si elle a peur, ce ne sera que plus jouissif pour lui, de la rendre misérable. qu'il n'aura qu'une envie, celle de la briser encore plus. trop heureux de voir, sa fragilité dans cette pièce sombre, sale. - fait pas ça. ça. il sait de quoi elle parle. sa voix, un simple souffle, à peine audible. à peine prononcé, du bout des lèvres. comme si ça faisait mal de le dire. c'est le cas. elle a mal. elle veut pas, pas penser à l'idée qui vient de germer dans son esprit. mais elle a pas le choix, elle doit s'affirmer, sinon il va la briser. comme une simple brindille, comme si ce n'était qu'un pauvre jouet. elle doit. elle doit. elle s'approche de lui, fiévreuse. parce qu'elle sait, elle connaît trop bien son métier, pour reconnaître cette lueur dans ses yeux. c'est pas la première fois qu'elle se force. elle a pas peur. c'est ce qu'elle se répète en boucle, comme un mantra. elle est proche. trop proche. le dégoût, la haine, trahit ses gestes. elle défait sa ceinture, sans un sourire. elle défait le bouton de son jeans, y'a une larme qui roule. larme rapidement effacée par sa main. y'a son cœur, qui frappe sa poitrine, trop fort, comme s'il voulait en sortir, une bonne fois pour toute. et il a raison. elle a pas peur de mourir, elle l'attend presque. qu'elle vienne la délivrer, la sauver. parce que, solveig, elle a plus peur de lui, que de la mort. la vérité, c'est qu'elle est mort de trouille. mais y'a rien qui trahit sa peur, à part ses yeux, peut-être. elle se dresse un peu plus vers lui, l'embrasse, violemment. sans douceur, avec dégoût. juste parce qu'il faut le faire. elle joue de ses doigts, machinalement. réveil ses instincts primaires. plus vite il commencera, plus vite ce sera fini. mentalité à la con. elle l'embrasse, alors qu'une deuxième larme coule. elle l'embrasse, trop fort, trop vite. y'a ses dents qui cognent contre les siennes, y'a un goût métallique dans sa bouche, qui réveille la louve enfouie dans solveig. méchamment, fort elle lui mord la langue. au moins, ça met fin à leur baiser. elle se recule, loin de lui, tremblante, maladroite. y'a le sol qui tangue encore, elle est dégoûtée, haineuse. elle veut jouer, encore. elle a pas peur. pas trop. elle s'adosse contre le mur. dans la pièce sombre, elle caresse ses courbes, joue de ses doigts, fait semblant d'aimer ça, de prendre du plaisir. pour mieux l'attirer. pour mieux le repousser, et tant pis, si il la frappe encore. tant pis, qu'elle se dit la gamine. y'a à nouveau ces flammes qui dansent dans yeux, qui disent, j'en veux encore. de tes poings contre mon corps. de ta bouche contre la mienne. de mon sang contre tes phalanges. jeu dangereux. jeu de con. jeu de mort.

Emi Burton
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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Mer 25 Nov - 15:37

(the sound of that night)
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y'a seulement ses yeux qui brillent dans la pénombre. l'obscurité perturbée par ses deux pupilles couleur océan, couleur glacée, qui tentent encore de danser, maladroitement, écarquillées. y'a son corps faible qui se distingue au fond de la pièce. il tremble de toutes parts, il chavire, comme un  bateau qui aurait quitté le navire. qui se serait noyé, perdu dans le néant. une action mal calculée, un coup mal maîtrisé. une confiance surdimensionnée, qui rend invincible dans la tête, mais qui en réalité, laisse une place trop importante à la vulnérabilité. et son corps nu n'est plus qu'une épave abandonnée.
elle tente. tente de s'échapper, de trouver ne serait-ce qu'un semblant de clarté pour se rassurer. mais rien. jamais. seulement son insouciance, et mickey à ses côtés. clac, la porte verrouillée. elle s'y attend pas, sursaute un instant, la bouche entrouverte, manquant une bouffée. ses yeux ne tentent plus de danser avec ce sous-ton de malice. ils se remplacent par une peur grandissante, un léger regret. mais toujours avec un semblant d'espoir dans le regard. un espoir d'enfin pouvoir gagner. de pouvoir se libérer, passer entre les mailles du filet. un espoir bidon, dédié à l'échec. elle fonce direction poignée, la catin. alors que mike s'est écarté, éloigné légèrement pour l'observer un instant, la voir tenter et échouer. bruit métallique dans ses mains, ses poignets, qui ne cessent de s'agiter. elle comprend. enfin. elle réalise. plus de retour arrière possible. on ne défait pas ce qui a déjà été produit. pas avec mick. et ça, elle sait, mais il est bien trop tard pour reculer. la lionne enfermée en cage, une bête sauvage privée de sa férocité. forcée à devoir supporter la présence du danger. elle déambule les pieds tremblant, ses chevilles se tordant à chaque nouveau pas un peu maladroit. elle se heurte à la saleté de la pièce, à sa moiteur, son ambiance étouffante qui ferait tourner les têtes. elle expose sa chair à vif, sa peau recouverte de coups et blessures. tapissant le tapis dégarni d'un rouge sali et impur.
ce souffle, son souffle, résonne dans les oreilles de mickey. il s’imprègne de cette crainte dégagée, l'imprime dans son esprit comme si c'était sur papier. il n'est que statue. machine. aucun sourire, aucune émotion. plus rien ne colore le visage de mick. seulement ses yeux enflammées, quoique vidés de tout sentiments. la haine est trop grande, ne se contrôle plus. la force est telle qu'il ne réfléchit plus. il s'avance lentement, calmement, vers celle qui ne peut plus arrêter de bouger. vers celle qui a tous ces sens en alerte, l'appréhension guidant chacun d'entre eux. "fait pas ça." paroles qui le traversent sans l'atteindre. action inutile, inaudible, cependant prononcée comme un dernier signe d'espoir. comme si qu'il allait la relâcher après tout ce qu'il a fait. elle ne dévie pas son regard apeuré. il se plonge dans celui d'acier du patron. ils ne se lâchent plus. "ferme la. j'veux plus t'entendre." froid. glacial. un courant d'air supplémentaire qui heurte en pleine face. les yeux qui se baissent, qui cherchent tout et rien à la fois. parce que c'est la fin, pour tous les deux. le contrôle, la retenue et la raison se sont échappés loin, bien trop loin. ils sont enfermés à l'extérieur du bureau, là où plus rien n'est raisonnable. et c'est au tour de la traînée de s'avancer. un pas, puis deux. des pas hésitants, tremblants. aussi bien elle que lui connaissant l'ambiance de ces lieux. ce qui s'y passe, ce qui s'y détruit. elle sait, la sauvageonne, que tout est finit. qu'il ne sert plus à rien de continuer à se débattre. alors elle se tient près de lui, plaque ses lèvres contre les siennes. efface une larme au passage, tente de retenir celles qui suivent. tout en déboutonnant son jean, sans une esquisse, sans un semblant de sourire au coin des lèvres. mike, il entend le cœur volage de la brune battre à travers sa poitrine, rejoindre la sienne, voulant s'échapper. contraste avec l'état serein presque inquiétant du mac. le corps vide, l'esprit tellement rempli qu'il a déjà éclaté. il refuse d'écouter, de raisonner. y'a que l'adrénaline du moment qui fait boum dans sa tête, qui tambourine comme un ravage de guerre dans ses pensées. elle l'embrasse comme si elle voulait que tout ça se termine. accélération, aucune douceur. elle laisse libre court à nouveau à ses mains, qui se baladent, machinalement, comme à son habitude. cercle vicieux. qui se répète sans arrêt. impossible de s'en échapper. toujours les mêmes gestes, les mêmes mouvements forcés, les mêmes cris poussés à la volée. comme avec n'importe quel client. mais là, c'est mickey. et elle croit que ça va passer.
goût amer, imprévu. la brune qui plante ses dents, qui plante le baiser meurtri. visage grimacé de mickey. qui rejette la traînée, alors qu'une saveur sang lui parfume l'esprit. il lève un regard des plus meurtrier vers l'audacieuse. la haine vient colorer ses traits. avec le dégoût, la violence, l'envie de faire souffrir, et de souffrir aussi. elle le met hors de lui, et elle le sait. elle continue malgré tout d'en jouer. mick, il la regarde sourire en coin à nouveau. il regarde ses yeux qui s'animent encore, quoique forcés. putain de suicidaire. à toujours vouloir provoquer. la victoire est hors de portée, alors elle veut au moins s'assurer de la sensation, de la violence. quelque chose dont elle va se rappeler, si elle finit par s'en sortir indemne. son corps maigre et frêle tremble encore, sous l'emprise de ses doigts tachés. son dos contre le mur, sa bouche entrouverte, laissant échapper de ses lèvres des gémissements bien trop simulés.
elle le dégoûte. de tout son corps, de toute son âme. elle est l'élément qui ternit l'espace, qui, de par son impureté, pourrait faire faner les fleurs, tout détruire. la nature comme les hommes. surtout les hommes. parce qu'elle est celle sur qui tout le monde est passé. mais elle l'attire. elle sait y faire. elle sait comment les faire chavirer, comment assouvir leurs pulsions. et ce soir, c'est le dégoût mêlé au désir. le rejet mêlé aux pulsions. un cocktail d'adrénaline, d'interdit, l'envie, qui se font ressentir. mais y'a encore ce goût acre qui lui râpe la langue, qui lui coule dans sa gorge. il dévie les yeux un instant, crache au sol sa salive mélangée au sang. jeu fini. il passe sa langue écorchée sur ses lèvres, tord légèrement son cou, qui laisse entendre un ou deux craquements. il vient la retrouver, contre le mur, tout proche, trop proche. l'attrape par la nuque, la soulève sans difficulté. de son autre bras, il vient écraser son poing violemment contre sa joue. un énième coup, pour le plaisir, pour la faire encore réagir. sa tête semble faire trois fois le tour de la pièce en une fraction de seconde. son oreille est en sang, et ça coule, toujours plus. toujours plus de gouttes qui viennent s'étaler sur les murs, sur le sol. qui se mêlent à la saleté du club, la moiteur qui persiste. la rage s’amplifie, ses yeux translucides s'ouvrent, vide de vie, vide de bon sens. toutes les mauvaises choses de la vie se rassemblent dans ses deux iris rivés sur la catin. les moments violents, moments à oublier. l'état second dans lequel il est plus que jamais prend lui aussi de l'ampleur. et plus rien ne l'arrête. de sa poigne qui détient toujours son cou, il la dirige vers la table minable qui lui sert de bureau. il la pousse, la jette sur l'objet métallique, y faisant voler les feuilles de papiers. faisant tomber les stylos, brisant des verres en mille morceaux. sans lui laisser le temps de réagir, il se précipite sur la sauvage, plaque une de ses main sur sa bouche, l'empêche de crier. aucun son ne veut sortir de la bouche de mickey. il aimerait pouvoir hurler à son tour, l'insulter de tous les noms. la mener plus bas que terre, faire couler ses larmes encore plus. que la peur multipliée, que la souffrance démesurée se voient sur son visage ensanglanté. mais c'est la mine impassible, sans émotions, l'âme hors de son corps, que mike vient d'avantage la violenter. aussi dur que de l'acier. il vient prendre une de ses jambes, pour l'écarter. c'est toujours machinalement qu'il vient défaire complètement son jean, s'en débarrasser. qu'il vient, sans réfléchir, sans penser aux conséquences, prendre possession d'elle. unir deux corps salis par l'illégalité, le danger. il rapproche son visage du sien, l'observe avec enfin ce sourire qui revient petit à petit, en coin. il observe son corps se balancer au rythme des premiers coups de reins. il perce son regard qui semble le fuir. mais il veut voir, il veut qu'elle finisse par s'avouer vaincue. qu'elle le déteste, qu'elle en ait peur. il veut voir sa gorge se déployer, son corps se tordre de douleur, le suppliant de s'arrêter. la voir au plus bas, sans se contrôler. c'est que le début, et c'est loin d'être terminé.

☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆. ☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Lun 30 Nov - 23:20


the sound of that night
mickey & solveig

ce souffle froid, brûlant. cet air lourd, sec. glacial, étouffant. solveig qui tangue, solveig qui sait plus trop. solveig prise au piège, prise dans son propre jeu, prise dans un jeu auquel elle ne veut plus jouer. faiblesse dans la pièce sombre, frisson en sentant la présence du démon. il est mauvais, tellement mauvais. elle sent la Peur, lui caresser la peau, frôler son épiderme déjà couvert d'ecchymoses. elle a fait le tour de la pièce, pour chercher une issue. mais y'a rien a faire, c'est trop tard. il s'approche de la victoire, s'y accroche, fait chuter solveig pour mieux lui prendre son âme, pour mieux la briser. parce qu'elle voit plus qu'ça, la gamine, dans ses yeux bleus. de la haine, de la violence, sans limite, sans nom. il va la briser, ce petit corps, semblable à une brindille, il va l'briser. sans hésiter, il va tout casser. tout détruire. c'est l'appréhension qui bat dans son cœur, la peur, peut-être un peu. la porte qui ne cède pas, la clé, qui s'est envolée, trop loin de ses mains. châtiment, qui s'approche, trop vite. elle le sent, sourire de sa malchance, de la vérité qui lui tombe dessus. il l'observe de loin, tigre en embuscade. pauvre petit proie, prise au piège, enfermée, à la merci des crocs, des siens. souffle qui s'accélère, sol qui tangue sous ses pieds nus, sous son corps nu. frêle et battu. jusqu'au sang, jusqu’à rendre la chaire ouverte, jusqu'à laisser couler la douleur le long de sa peau diaphane. mais elle recule, elle veut plus crever, ou peut-être que si justement, mais elle sait plus alors elle recule. pendant qu'il s'avance, trop calme, trop serein. menaçant. effrayant. "ferme la. j'veux plus t'entendre." voix qui heurte, voix qui frappe. voix qui fait brûler le crâne, qui explose les tympans. voix qui fait accélérer son petit cœur, son petit cœur trop fragile, plus capable de supporter tout ça. elle sait, elle arrive pas a l'accepter, encore, mais elle sait. il va pas lui laisser le choix, de vivre, de crever, de coucher avec lui. elle a plus le choix. elle tremble, de tout son corps, son frêle corps. ses membres usés. le cœur qui bat fort dans les tempes, fort, fort. trop fort, trop vite. depuis qu'il y'a les lèvres de la brune, plaquée contre celle du brun. depuis qu'elle se force, presque, a l'embrasser. pour faire passer l'temps, pour faire passer l'horreur. pour que tout c'termine. vite, vite. son petit coeur dans sa poitrine. poitrine nue, collée a celle de l'homme. mains qui s'activent, pour réveiller, un peu plus encore, la bête en lui. larme qui coule, discrètement, qui tente d'être la dernière a rouler le long d'sa joue. sa joue brûlante, a vif. abimée par ses poings. elle se moque, que se soit lui. que se soit, le cruel, le violent. c'est juste un client, qu'elle se répète, en boucle. pour pas penser, a sa langue qui glisse, qui cogne, qui se mêle à la sienne. pour pas penser, a ses doigts qui déshabille, qui frôlent la peau nue. qui frôlent trop de choses, pas assez. puis y'a c'relent, de haine. envers lui. envers cette enflure, c'déchet. qu'elle déteste. ses dents qui se plantent, farouchement dans sa langue. goût de son sang, frénésie. escalade de la haine, du mépris. de la provocation. corps frêle, pupilles qui tremblent, de rage. d'une provocation nouvelle, car désormais adossée au mur, hors de sa portée. s'amuse, de voir sa grimace de douleur, son regard haineux. c'dégoût pour ces doigts, qui frôlent, qui caressent, sa peau abimée. ses gémissements, trop faux. mais elle veut lui montrer, que c'est qu'un client. qu'il est rien de plus. rien de moins, à ses yeux. qu'il peut la tuer, qu'il va probablement le faire. qu'elle pliera pas. qu'elle se refuse, a plier. elle se moque, de lui, de c'regard, de cette lueur dans ces yeux, qui annonce la douleur, la souffrance, la mort. la sienne, de mort. parce qu'elle sait trop bien, jouer des hommes. c'est simple, c'est enfantin. c'est tellement excitant, de voir, les pupilles s'allumer d'un désir lubrique, d'une envie sale, d'un besoin charnel. dans ces yeux, c'est cette lueur, qu'elle croit apercevoir. sourire qui s'élargit, qui s'agrandit. sang, craché, négligemment au sol. langue qui passe sur les lèvres sèches. carnassier. cou qui craque. prêt a attaquer. qui fond sur sa proie, souffle plus court, d'appréhension. avec cette envie d'en finir, avec ce qu'il reste d'elle, de son âme, de sa vie, de sa chaleur. de son corps, de poupée, déjà trop sali, mythe détruit. poigne qui attrape son cou meurtri, déjà violacé. gamine soulevée, les yeux plantés dans les siens, brûlants de rage, de colère, de mépris. de peur, un peu, sous tout ça. respiration courte, haletante, pieds qui ne touchent plus le sol. main qui vient attraper son poignet, qui l'empêche, de respirer, lentement. puis, contre sa joue, y'a son poing. qui frappe, tellement fort. elle a l'impression d'entendre craquer. de sentir, tous ses os, se briser. sous l'impact. paupières lourdes, qui se ferment. étoiles blanches, noires qui s'impriment dans sa vision. et ce cri, le premier. le vrai cri, pas fort. juste vrai, de douleur, d'impuissance, qui est sorti de sa gorge quand il a frappé, encore. elle sent, son sang, couler, encore. le long de sa joue, d'son oreille. bruit sourd, tympans qui sifflent. sens troublé, douleur sourde. cuisante, qui détruit. gémissement étouffé, quand elle relève sa tête, trop lourde vers lui. pour poser, ses pupilles fatiguées dans les siennes. y'a plus rien dans ses yeux, plus que du vide. intersidéral. plus que l'espoir de la mort, ct'envie de suicide, de crever. pathétique, quand il la soulève, facilement. peur qui grimpe, qui enfonce ses griffes dans sa peau rougie par son propre sang. arrivé sourde contre la table en métal. morsure du métal, morsure du froid. corps balancé, poupée de chiffon. tête balancée dans le vide, qui cogne contre que dalle. ça fait mal, ça aussi. coude qui heurte la table, corps nu qui atterri maladroitement. grognement, de douleur, tête lourde. état second. peur, rage, dégoût, mépris. trop de sentiments qui s'bousculent dans son crâne empreint d'souffrance. position hasardeuse alors qu'il s'approche, le goût acre du sang dans sa bouche, les doigts tremblants portés vers son visage. dégoulinants de sang. du sien. respiration saccadée, prédateur en chasse, proie acculée. fin du combat, fin d'la lutte. c'est l'échec quand il s'approche. elle voudrait l'insulter, mais y'a sa main qui se plaque, avec force contre sa bouche. pas de cris. pas d'sons. seulement quelques bruits étouffés qui tentent de sortir d'sa bouche, couverte de la main du mac. larme qui roule, la peur, qui s'empare d'elle. lentement, qui s'déverse dans ses veines, qui cogne dans son crâne. la moitié du visage, couvert par son sang. cou zébré violacé, œil a moitié fermé. plaie qui coule, oreille qui coule. corps parsemé de bleus. et elle en veut plus. elle se débat, elle hurle. elle frappe, comme elle peut l'colosse devant elle. de ses petits, poings. pour pas qu'il fasse c'qu'il s'apprête a faire. a la baiser, dans son état. sans qu'elle veuille, sans qu'elle puisse répliquer. abaissée au statut de rien du tout. d'objet, et encore. mais c'est trop tard, ça sert plus a rien d'frapper, ça donne que des coups. encore, quand ses poings s'abattent sur sa peau. cuisses écartées, froq défait. le dégoût de la situation, les larmes qui ruinent son visage. jolie poupée brisée, fallait pas l'provoquer. ça allait te briser, c'était couru d'avance, joli princesse. la haine, dans ses jolis yeux bleus. cette envie, étrange, de crever. y'a plus de peur, elle la contient, pour le moment. il va pas gagner, elle refuse. elle va pas l'supplier, d'arrêter, l'épargner. elle va l'regarder bien droit dans les yeux, l'provoquer, pour qu'il la frappe. encore. encore. jusqu'à c'quelle tombe. qu'elle s'évanouisse. qu'elle oublie. qu'elle crève, peut-être. elle dit plus rien. pas même, quand il fusionne leurs corps. pas même, quand ses coups d'reins secouent son corps frêle. elle se moque, de voir, de sentir, son putain de plaisir. ça la ferait peut-être même sourire, de l'voir prendre son pied. elle s'en moque. ivre d’insouciance. y'a un feulement qui sort de sa gorge, pauvre gamine, pauvre louve. feulement, exprime sa douleur. profonde. oscillant entre insouciance et peur. peur horrible, peur immonde. peur qui paralyse. qui donne le courage, l'insouciance. peur qui pousse au vice, encore plus.
jambes qui se décident, a entourer sa taille. grognement, geste qui rend les pénétrations plus profonde. il lui fait mal, a secouer son petit corps comme ça. il baise comme il frappe, sans retenue, sans gêne. avec mépris, avec dégoût. baise plus intense, quand elle s'force, a mettre du sien. pas trop, un peu. elle lui montre, qu'c'est qu'un putain de client. qu'il vaut pas mieux, qu'il est pas au dessus.
elle s'arrache de sa main qui bloque sa bouche, se griffe un peu, au passage. s'en moque. il va tellement la frapper, qu'on la reconnaîtra plus. elle attend ça, de crever. qu'il lui fasse cette faveur. qu'il en finisse avec sa putain de vie, parce qu'elle en peut plus, d'sa vie. elle est arrivée au bout, de la douleur. elle le regarde, pupilles brisées, pupilles dansantes. regard amusé, sourire détruit, sourire moqueur. feu sous sa langue alors qu'elle rapproche son visage du sien. alors qu'elle se heurte a son souffle brûlant. - c'est marrant, tu baise aussi mal que tes clients.

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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Ven 11 Déc - 20:30

• the sound of that night •
(i can't help this awful energy)

la rebelle au cœur brisé, au corps abîmé. qui en a assez, des vas-et-viens incessants, des jurons lancés à tout-va. de cette douleur qui persiste, qui transperce l'épiderme, qui fait couler un sang bien trop impur. d'un côté, mickey et son esprit incontrôlé. le bassin qui répète les mouvements interdits, telle une machine en feu, les engrenages perdus et rouillés, déboîtés. le visage impassible, avec pour seule lueur celle de ses yeux emplis de colère, de rage, de haine. et de l'autre, la traînée et son visage méconnaissable, les paupières tombantes, le sourire ensanglanté. sourire de la mort, sourire qui force, qui continue malgré tout de lutter. ils n'abandonnent jamais. deux âmes maudites. dans cette pièce qui semble être à des milliers de kilomètres de la vie, de la terre ferme. parce qu'ils s'enfoncent de trop, creusent le bitume, s'enterre progressivement. ils n'auraient pas du. l'un comme l'autre. mais ils n'en ont pas conscience, et continuent ce jeu bien trop entamé pour tout arrêter.
y'a ses poings, à la faible, qui viennent se poser sur mickey. le tachant de ses phalanges en sang. ils tentent de frapper. mais la fébrilité, le manque de force, atteignent la gamine. la rendant davantage accessible, plus facile à maîtriser pour mike, le corps qui se durcit d'acier. les sanglots qu'elle ne sait pas retenir se mêlent au rouge dégoulinant sur ses pommettes. la table est devenue scène de crime. et le mur aussi. et le sol, les tapis, les tapisseries ornant les lieux. puis mickey. sans sa conscience, sans sa retenue. avec pour seul objectif celui de la faire souffrir plus que jamais. de la faire regretter, ne plus la laisser recommencer. mais les limites sont dépassées. et c'est même plus son état normal qui continue ses mouvements réguliers. mick second. facette peu dévoilée. la violence, il connaît. la souffrance, la bataille, la victoire ou la défaite tous des sentiments, des vécus familiers. mais la rage intense, celle qui dépasse le contrôle, qui détruit les barrages et qui agit à notre place, ce même état, lorsqu'il a tué, lorsqu'il s'est vengé, est arrivée trop peu de fois pour être prévisible. elle tente de crier, la brune. tente d'ouvrir ses lèvres écorchées. y lâcher un son de désespoir, un gémissement de douleur décuplée. mais elle a toujours ce regard, même s'il s'affaisse à moitié. ce regard qui plante, qui ne dévie pas. qui ne décide pour rien au monde de flancher. deux iris qui s'ancrent dans ceux de mickey. les regards translucides, les pupilles aux couleurs des fins fonds des mers glacées. tandis qu'il continue de la posséder. sans douceur, sans compassion, sans pitié. juste un enchaînement irrégulier qui multiplie douleur et agressivité. aucune émotion. plaisir inexistant, qui contraste avec son sourire grandissant. et il la voit souffrir. cri qui s'échappe du plus profond de sa gorge, du plus profond de ses entrailles, qui traverse la paume brûlante posée sur sa bouche. puis elle l'entoure. de ses maigres cuisses, elle force, unit davantage leurs deux corps sales et usés. augmentant la souffrance, décuplant les envies meurtrières. l'un et l'autre tentant de rabaisser l'adversaire au plus bas, au plus minable. à savoir qui vaut le mieux dans cette putain d'obscurité.
elle se libère de sa main, mickey plante des ongles dans la peau de son visage, approfondit les plaies à vif. il voit son minois changer. passer du feu à la glace, du jeu à l'échec. elle se rapproche, se brûle. "c'est marrant, tu baise aussi mal que tes clients." elle ose. toujours plus. le sourire de mickey s'atténue un instant, et il passe sa langue entre ses dents. il donne un coup de rein bien plus violent. sec, dur, qui fait trembler tout l'univers. et il reste ancré. "j't'ai dit quoi, salope ? tu la fermes. j'suis pas ton putain de client. avec moi, tu gagnes jamais rien, j'espère que t'as pigé. tout est fini pour toi." il attrape encore son cou. plus fort, plus serré. il aime tant, sentir les pleurs se ravaler. sentir la gorge se nouer, les gémissement sortir et se libérer. et il reprend le mouvement, plus douloureux pour elle, plus poussés pour lui. toujours les doigts emprisonnant sa nuque, son cou, il vient rapprocher sa tête de la sienne. il apporte sa bouche ensanglantée près de la seule oreille qui peut encore écouter. "regarde-toi. tu crois vraiment qu'il reste de l'espoir pour toi ? tu vaux rien. du tout. t'es qu'une minable, et tu t'fais baiser par ton propre patron. mais tu cries, je sais qu'tu souffres, ma beauté. mais j'vais pas arrêter. jamais." le diable qui s'empare qu'une âme égarée. une éternité. l'infini. l'enfer qui les unit.

☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆. ☆.。.:*・°☆.。.:*・°☆.

QUAND JE RENTRE DANS L'ARÈNE
J'SUIS COMME UN DIEU QUI S'AMÈNE
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MessageSujet: Re: the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)   Ven 25 Déc - 20:48


the sound of that night
mickey & solveig

c'est la peur à son paroxysme. la terreur qui se cache dans les prunelles de la brune. de plus en plus, la peur qui prend le dessus sur la rage. la haine. le dégoût. tout est anéanti par la peur. de mourir, peut-être, ce soir. sur ce bureau crade, avec son sang qui a taché les mur. avec son corps faible qui se fait malmener par celui du mac. par son patron, qui ne cesse pas. qui refuse de la laisser gagner, ne serait-ce qu'une mince parcelle. c'est pas la victoire, c'est les poings de mickey qui arrachent sa peau, qui font couler son sang. la gamine qui tente de se débattre, de le faire arrêter. et pourtant, malgré la rage qui brûle en elle, tout c'qu'elle sent, c'est la morsure glaciale de la peur. elle gâche ses forces, elle le frappe. alors que c'est inutile, parce qu'il est trop fort et qu'elle est trop faible. louve brisée. corps brisé. âme brisée. y'a plus rien de viable, plus que des débris, des morceaux du passé. qui saignent, plus encore quand ses poings tentent de l'atteindre, lui, qui semble bien trop loin. lui qui est inatteignable. elle le déteste, pour ce qu'il fait. pour ces mots, pour sa voix. pour ce putain de corps qu'il prend, sans d'mander, sans s'arrêter. malgré ses cris, ses pleurs. sa terreur, qui la gifle, plus encore. elle le voit, la briser, la détruire. ce cri, qu'elle pousse. qui vibre dans sa gorge, qui résonne dans son corps. quand elle unit plus encore, leurs corps. quand elle s'arrache de sa main, qui l’enserre. ce gémissement, pitoyable, quand il enfonce ses ongles dans ses plaies. la douleur, sourde. la gosse désemparée, qui sait même plus pourquoi elle se bat. contre qui. y'a son regard qui perd de son éclat, qui se résigne, à crever. à souffrir, jusqu'à ce qu'il en finisse. c'est un cri, de souffrance, encore. quand son bassin vient claquer contre le sien, qui manque de s'briser. d'la briser encore un peu plus. quand elle voit son sourire, son rictus mauvais. elle le déteste, tellement que ça lui fait mal aussi. que dans ses veines, le sang semble se perdre. semble hésiter à couler encore. à quoi bon. il va pas la laisser gagner. il va te tuer. c'est les mots qui frappent son crâne, qui font trembler ses mains. qui font couler ses larmes, qui roulent le long de ses joues. qui font gémir la louve, plus tellement louve. plus tellement prédateur. juste une putain de proie. condamnée, damnée. sa vie, qui repose entre les mains sales du mac. sa vie qu'il est en train d'écraser, d'achever. avec ses coups de reins qui secouent le bureau, la brune, son cœur fragile. et il le dit. tout est fini, parce qu'il est pas un client, parce qu'elle n'a rien à gagner. elle sait, elle a compris. trop tard, seulement. et y'a sa main qui enserre à nouveau son cou faible, sa respiration qui s’amincit. l'air qui passe plus, plus trop. la panique qui gagne doucement les traits abimés de la brune. qui attrape la main qui la tient. la main qui va en finir avec sa vie, ce soir. la main qui va tout balayer, d'un revers. comme si, de toute façon, elle ne valait rien. et il recommence, à la prendre sur c'bureau, trop fort. c'est trop douloureux, trop violent. ça fait tourner la tête à solveig. avec son cerveau qui clignote, ses sens en détresse. son sang qui coule toujours, qui vient tâcher le poignet du mac, de mick. les larmes qui roulent, le sanglot étouffé qui s'échappe de sa bouche. la peur, de crever, qui prend le contrôle de son corps. dans ses yeux, qui luisent, plus fort. son corps qui frissonne quand il vient parler dans le creux de son oreille qui entend encore. le frisson, malsain, qui caresse sa colonne vertébrale. qui remonte, qui brûle sa nuque. pigée dans sa poigne, qui laisse à peine l'air passer. qui laisse pas vraiment la tapin respirer. il va pas arrêter, parce que c'est plus qu'une épave. qu'il dit. et il a raison, putain, il a trop raison. elle est plus rien, solveig. c'est qu'une minable, comme il dit. mais c'est pas comme ça, qu'elle veut crever. elle veut crever en se battant. en hurlant, en gueulant à pleins poumons. elle veut être cette putain de louve, jusqu’au bout. et là, c'est le bout. c'est fini, terminus. il va pas l'épargner, elle peut plus trop respirer. c'est flou, devant elle. sa vision, éblouit par des flash. des points noirs. le visage flou, qu'elle distingue plus trop. son corps qui fait trop de bruit, la douleur. ses paupières qui sont lourdes. tout en elle, veut céder, arrêter. de se battre. mais elle refuse, elle est bornée. alors c'est la brune qui lui crache au visage, pour lui montrer son mépris. qu'il va la tuer, mais qu'elle va pas s'abaisser. courber plus l'échine encore. elle va pas mourir en soumise. - va crever en enfer, t'es plus minable que moi. t'es rien. t'es qu'un putain de bâtard. j'vais pas te supplier d'm'achever. le souffle court, la tête qui tourne. respiration sifflante. cœur qui sait plus, s'il doit battre. vite où lentement. où plus du tout. et c'est son poing qu'elle lui balance quand la gueule. elle sent ses os se briser, un peu. ses phalanges rentrer en contact, brutalement, avec sa pommette. elle sourit, de toutes ses dents, quand elle sent la peau s'ouvrir, un peu. puis c'est les forces, qui l'abandonnent, doucement. la tête qui tourne trop, le crâne trop lourd. c'est tout son corps qui se contracte, ses muscles qui se tendent. puis finalement, c'est le corps brisé de la louve qui se détend. inerte, la gosse. les paupières qui sont fermées. le cœur, qui bat plus que faiblement. la cou encore tenu par sa main. la tête qui repose en arrière, les bras qui ont cessé de lutter. le corps entier, qui semble mort. comme si la vie venait de l'fuir. elle semble morte. crevée sous les coups du mac. avec son sang qui a trop coulé, ses plaies trop ouvertes. ouais, elle semble morte, et pourtant, son cœur bat toujours, dans poitrine. doucement. c'est fragile, comme sa respiration presque inexistante. et il a gagné, d'un côté. il l'a brisé. il a tout eu. elle, son corps détruit. tout, tout, tout. et il n'en reste plus rien. plus que du sang et des plaies.

Emi Burton
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the sound of that night. (rp chaud cacao, attention à tes p'tits yeux)

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